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Faits divers - Justice

Violences sexuelles dans le sport : 54 athlètes olympiques proposent des solutions pour "briser le silence"

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Par , France Bleu

"Révoltés" par les récentes révélations sur les agressions sexuelles et viols subis par des sportives, une cinquantaine d'athlètes réclament dans une tribune publiée ce mardi sur franceinfo.

Sarah Abitbol accuse son ex entraîneur de l'avoir violée alors qu'elle était âgée de 15 ans.
Sarah Abitbol accuse son ex entraîneur de l'avoir violée alors qu'elle était âgée de 15 ans. © AFP - Celine Villegas / Hans Lucas

Nathalie Péchalat, Tatiana Golovin, Gaëtane Thiney, mais aussi Teddy Riner, Ladji Doucouré, ou encore Fabien Gilot.... Ils se disent "révoltés". Alors que la justice a ouvert ce mardi une enquête préliminaire pour viols et agressions sexuelles sur mineurs après les récentes révélations de violences sexuelles dans le patinage, 54 athlètes du Comité national olympique français (CNOSF) publient ce mardi une tribune sur franceinfo pour dire stop aux violences sexuelles dans le sport. Ils y expriment leur "soutien" et leur "solidarité avec les victimes" et appellent "agir collectivement", à "briser le silence".

Une cellule indépendante pour les victimes

"Trop souvent, parler, c’est risquer son avenir. Alors, on rentre dans un système où même si l’on entend, on voit, on subit… on a pris l’habitude de se taire. Nous ne pouvons plus nous taire !" peut-on lire dans cette tribune dans laquelle ces sportifs de haut-niveau proposent plusieurs solutions dont la création "d’une cellule d’écoute des victimes, indépendante des fédérations et tenue de respecter l’anonymat le plus complet. Une cellule en capacité de saisir le ministère des Sports pour permettre le lancement d’enquêtes administratives et la saisine du procureur de la République."

Les signataires militent aussi pour que "les casiers et les antécédents judiciaires des bénévoles, des entraîneurs et des dirigeants de clubs et de fédérations soient systématiquement contrôlés, par une cellule neutre, indépendante et dotée d’une capacité d’intervention."

Ils réclament enfin "l’adoption de mesures législatives permettant la révocation de tout individu, quel que soit son statut, impliqué dans une affaire de violences sexuelles. Et l’interdiction à vie d’exercer tous métiers au contact de la jeunesse, quel que soit le domaine, pour tous les agresseurs et les prédateurs sexuels avérés."

"250 cas mentionnés"

Mis en cause pour avoir conservé dans son équipe fédérale Gilles Beyer, que la championne de patinage Sarah Abitbol accuse de viol, le patron des sports de glace Didier Gailhaguet a indiqué mardi qu'il ne prendrait pas de décision concernant une éventuelle démission avant la fin de l'inspection diligentée par le ministère des Sports. Lundi, la ministre, Roxana Maracineanu, avait réclamé son départ. 

Selon elle, le témoignage de la patineuse semble a libéré la parole dans les fédérations sportives et les signalements affluent. "250 cas ont été mentionnés, et une enquête a été ouverte pour chacun d'entre eux", a-t-elle indiqué mardi sur franceinfo. 

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