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Faits divers – Justice

Violences sur la ligne à un euro à Nîmes : "C'était un boxon innommable", selon la conductrice d'autocar

lundi 23 avril 2018 à 5:09 Par Leila Mechaouri, France Bleu Gard Lozère

Les conductrices des autocars pris d'assaut par la foule samedi à Nîmes racontent ce qu'elles ont vécu.

Aucun autocar n'a circulé ce dimanche en direction du Grau-du-Roi.
Aucun autocar n'a circulé ce dimanche en direction du Grau-du-Roi. © Radio France - Leïla Méchaouri

Nîmes, France

"Ils se sont précipités, ils ont couru vers mon car", se souvient Sandra Lande. Samedi 21 avril, cette conductrice d'autocar était affectée pour la première fois sur la ligne à un euro qui relie Nîmes aux plages du Grau-du-Roi. Elle risque de s'en souvenir longtemps. 

"Ils ont décompressé les portes arrières. Je me demandais 'mais d'où ils sortent' ? A chaque fois que des gens entraient dans le car, il y en avait encore plus à l'extérieur. Je me suis dit 'c'est pas possible !" - Sandra Lande, conductrice

Samedi midi, les trois autocars sont le théâtre d'échauffourées.  Une vingtaine de jeunes s'en prend aux passagers et aux conducteurs. Ils veulent absolument monter mais les cars sont déjà pleins. Le ton monte. Insultes, bagarres, la police intervient rapidement et les conducteurs font valoir leur droit de retrait. Tout le monde descend!

Un autocar supplémentaire a pourtant été affrété pour répondre à l'affluence des vacances scolaires.  Il y en avait trois au total. "Il en aurait fallu trois de plus, lâche la conductrice. C'était un boxon innommable !"

"J'étais envahie dans mon car, dans mon espace, et je ne pouvais rien gérer. J'ai donc fait le 17." - Sandra Lande, conductrice

Des agents de sécurité comme dans le train

Avec l'arrivée des beaux jours et en pleines vacances, les violences sont montées crescendo sur ligne à un euro. Trop peu d'autocars prévus, alors que le TER desservant le Grau-du-Roi au même tarif ne circule pas en raison de la grève à la SNCF. "C'est comme ça depuis le début de la semaine", renchérit une deuxième conductrice d'autocars qui travaille sur cette ligne depuis cinq ans. 

"Certains de mes collègues ont dû s'arrêter sur le bord de la route parce que les passagers voulaient mettre le feu. Des choses inimaginables !" - Une conductrice sur cette ligne

Les deux conductrices demandent les mêmes moyens de sécurité que dans le train où des agents patrouillent pendant les trajets. "On se sent seule et pas en sécurité ni pour soi ni pour les voyageurs. On est livrée à nous-même", conclut Sandra Lande.