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Violences urbaines à Montbéliard : "une visite du ministre de l'intérieur s'impose"

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Face aux violences urbaines qui vont crescendo à Montbéliard, l'adjoint à la sécurité, Philippe Duvernoy, en appelle au ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin. "Il ne peut se passer d'une visite sur place". Les députés Denis Sommer et Frédéric Barbier appuient cette demande.

"Les habitants de la Petite Hollande n'en peuvent plus" explique l'adjoint à la sécurité Philippe Duvernoy
"Les habitants de la Petite Hollande n'en peuvent plus" explique l'adjoint à la sécurité Philippe Duvernoy © Radio France - Christophe Beck

La tension ne retombe pas à la Petite Hollande à Montbéliard, malgré le retour d'une compagnie entière de CRS ce lundi soir. Après l'assaut spectaculaire contre plusieurs mats de vidéo protection au volant d'un engin de chantier volé dimanche soir, les "assaillants" ont remis le couvert lundi soir, en incendiant cinq voitures sur un petit parking qui jouxte l'école du Petit Chenois, au nez et à la barbe des policiers déployés dans le quartier. 

Les habitants n'en peuvent plus

Comme un nouveau geste de défi envers l'autorité dans ce quartier prioritaire de Montbéliard.  L'adjoint à la sécurité et à la tranquilité publique à la mairie de Montbéliard, Philippe Duvernoy, en appelle désormais au ministre de l'intérieur Gérald Darmanin dont il réclame la venue dans le quartier. "Je pense que la venue du ministre marquerait son intérêt pour ce quartier en proie à des violences urbaines à répétition. Les riverains n'en peuvent plus. Et ils nous le répètent. Je crains le pire, comme des réactions violentes de la part des habitants". 

Philippe Duvernoy craint des réactions violentes de la part des habitants de la Petite Hollande.

L'un des pylônes" couché" dimanche rue du Petit Chenois
L'un des pylônes" couché" dimanche rue du Petit Chenois © Radio France - Christophe Beck

Dans la nuit de dimanche à lundi, c'était une véritable opération commando menée au volant d'un engin de chantier dérobé sur le quartier. Trois mats supportant cinq caméras de vidéo protection, fraîchement installées (trois jours auparavant), ont été couchés par l'engin.  "Un engin blindé (puisque tout est métallique dessus) de plusieurs tonnes, lancé à 30 ou 40 kilomètres n'a laissé aucune chance aux pylônes" ajoute Philippe Duvernoy.  "Tous ces gens-là ont décidé que sur la ZSP (zone de sécurité prioritaire), ils étaient chez eux. Et toute intrusion, y compris celle des caméras était à refouler, y compris par la violence. Et quelle violence !"

Un Dumper utilisé comme char d'assaut

La demande de Philippe Duvernoy au ministre de l'intérieur est appuyée par les deux députés LREM du Pays de Montbéliard, Denis Sommer et Frédéric Barbier. "Les images d'un Dumper utilisé comme char d'assaut contre du mobilier urbain ont eu un retentissement national", écrit Frédéric Barbier à l'adresse de Gérald Darmanin. "Votre présence sur le terrain pour constater ces violences me paraît un préalable car une ligne rouge a été franchie".  

Autre mat détruit près du centre administratif de la Petite Hollande
Autre mat détruit près du centre administratif de la Petite Hollande © Radio France - Christophe Beck
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