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Faits divers – Justice

Violences volontaires devant la cour d'appel de Bastia

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Par , France Bleu RCFM

Les faits remontent au mois d'avril 2018, dans une discothèque de Calvi, en Balagne.

Palais de justice de Bastia
Palais de justice de Bastia © Radio France - rcfm

Bastia, Corse, France

La victime Jean Marie Giudicelli a obtenu 45 jours d'ITT après avoir reçu plusieurs coups, à l'arme blanche : joue percée, jugulaire tranchée, poumon perforé. Son agresseur, Pierre-Antoine Sabiani avait été déclaré coupable en première instance et condamné par le tribunal correctionnel de Bastia à 6 ans de prison. Il a donc fait appel. L'audience se tenait hier.

Une affaire confuse

1h30 du matin à l'Eden, une boîte de nuit de Calvi. Une bagarre éclate entre Pierre-Antoine Sabiani et Jean-Marie Giudicelli. Ce dernier s'enfuit de la boîte de nuit. Il perd beaucoup de sang de plusieurs plaies. Les blessures sont graves, la victime sera transférée vers l'hôpital Pasteur de Nice. L'agresseur aussi s'enfuit à bord de 4x4 X5 blindé. Il disparaît totalement et se rendra à la gendarmerie 2 mois plus tard.  S'il reconnait l'avoir frappé, Pierre Antoine Sabiani  a toujours dénié l'usage d'une arme. "Je lui ai donné des coups de poings et c'est tout", affirme-t-il. Près d'une dizaine de personnes entourent les deux jeunes hommes pour les séparer. "Peut-être quelqu'un a-t-il profité de ce moment pour utiliser une arme", se défend l'accusé, "pas moi".   L'avocate générale doute et s'étonne : il n'y a pas d'hématome, aucune autre lésion en fait, que les plaies au couteau, n'a été constatée. En outre, dans une écoute téléphonique pendant sa convalescence, la victime semble désigner son agresseur, sans le citer directement. 

Un mystérieux contentieux

En effet, les deux se connaissaient. En 2014, ils avaient été condamnés, ensemble, pour des faits similaires, faits de violence avec armes et préméditation. Depuis, un contentieux semblait exister entre les deux jeunes commerçants. Contentieux que s'est refusé à évoquer l'accusé hier. La victime, elle, était absente à l'audience.  

Les avocats de la défense ont demandé la requalification des faits en violences "simples, " et la réduction du quantum de la peine. Le parquet a pour sa part requis une peine entre 6 et 8 ans de réclusion à l'encontre de Pierre-Antoine Sabiani. 

La cour d'appel rendra son arrêt le 9 octobre 2019.

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