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Faits divers – Justice

TÉMOIGNAGE - Viols au collège Lamartine de Toulouse : "Tout le monde savait et ça a été caché"

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

La mère d'une des victimes du collège Lamartine à Toulouse s'exprime au micro de France Bleu Occitanie. Selon elle, la direction de l'établissement était au courant des faits de viol depuis le mois de mars mais a "minimisé les faits".

Illustration.
Illustration. © Radio France - Théo Caubel.

Toulouse, France

Le collège Lamartine de Toulouse savait-il ? Au début des vacances de la Toussaint, trois élèves de cet établissement ont été arrêtés puis mis en examen pour "viols en réunion et agression sexuelle". Les faits remonteraient au mois de mars. L'Education Nationale affirme avoir pris connaissance d'actes de harcèlement non-sexuel début septembre et des faits de viol présumé à la fin du mois. Mais les associations et les syndicats de l'éducation doutent de cette version. Et ils affirment eux que la direction a minimisé les faits dès le début.

"Je leur ai fait confiance"

Pour la mère d'une des victimes cela ne fait pas de doute. "L'année dernière, j'ai été convoquée par le CPE et le directeur. Ils ont demandé si ma fille avait un téléphone. J'ai dit que non. Et ils m'ont répondu que si elle ne m'avait rien dit c'était bon. _Moi, je leur ai fait confiance",_explique-t-elle. 

Face au repli de sa fille, elle décide alors de l'amener chez un psychologue sans comprendre ce qu'il se passait. Ce n'est qu'à la rentrée de septembre qu'elle commence à prendre conscience de la gravité des faits. Sa fille est agressée à la sortie du collège. "Le directeur m'a alors contactée. Mais il a encore minimisé les faits. Il m'a dit que les élèves s'amusaient comme ça et que ceux qui avaient frappé ma fille n'étaient pas de l'établissement, ce qui était faux." Elle décide alors de faire changer sa fille de collège. 

"C'est une personne qui travaille au collège Lamartine qui m'a appelée, elle m'a expliqué qu'elle en avait marre de porter ça sur la conscience et elle m'a dit que ma fille s'était fait violer - La mère d'une des victimes du collège Lamartine

Elle ne découvrira les faits de viol que mi-octobre. "C'est une personne qui travaille au collège Lamartine qui m'a appelée'. Elle a expliqué qu'elle en avait marre de porter ça sur la conscience et elle m'a dit que ma fille s'était faite violer. C'est là que j'ai appris que tout le monde savait depuis le mois de mars et que ça a été caché", déplore-t-elle. 

Elle demande des explications 

Elle ne comprend pas pourquoi l'établissement n'a pas agi. "Ça veut dire que le directeur a cautionné ça ?, interroge-t-elle. "Et ça s'est répercuté sur d'autres filles. C'est juste horrible. Et jusqu'à maintenant on n'a pas de réponse."

La mère d'une des victimes affirme que la direction savait

Sa fille est depuis scolarisée dans un nouvel établissement mais la situation reste compliquée. "Elle devait faire sa rentrée aujourd'hui, mais elle n'y est pas allée. Il y a le frère d'un des accusés dans l'établissement et il menace ma fille de lui pourrir sa réputation."

En signe de protestation, elle a tenu avec le reste de la famille de la victime à participer au rassemblement organisé devant le collège Lamartine ce lundi midi. Près de 200 personnes étaient présentes. 

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