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Viols en série : "C'était horrible" témoigne la fille de l'accusé devant les assises du Territoire de Belfort

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Pour ce deuxième jour de procès devant la cour d’assises du Territoire de Belfort, à Vesoul, la fille du mis en cause, qui accuse son père de viol et d’attouchements sexuels, a témoigné devant les jurés. Elle a notamment raconté les séances de bain imposées par son père.

Le palais de justice de Vesoul.
Le palais de justice de Vesoul. © Radio France - Marie Roussel

Au deuxième jour du procès d'un Terrifortain de 33 ans, jugé pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles sur quatre victimes, dont sa fille et sa cousine, mineures au moment des faits, les enfants de l’accusé ont été entendus ce jeudi par la cour d’assises du Territoire de Belfort, à Vesoul. 

Une à deux heures dans la salle de bain

C’est d’abord le fils qui se présente à la barre. Il raconte les différences de traitement entre sa sœur et lui : « Il n’y avait pas de violence, mais de la méchanceté. J’étais rejeté. Il me disait que je n’étais pas son fils. Que ma sœur était sa princesse. » Selon ses dires, c’est son père qui insistait pour prendre des bains avec sa fille, âgée alors de huit ans.

« Je trouvais ça bizarre. Ils passaient une ou deux heures à la douche. Il était en caleçon, elle était nue. » Parfois, d'après le jeune garçon, son père appelait aussi sa sœur pour qu’elle vienne se coucher avec lui dans le lit conjugal.

Je gardais les yeux fermés, j'essayais de penser à autre chose."

« Cela se passait les après-midis ou les soirs », précise la petite fille. Du haut de ses douze ans, elle se tient, toute menue, devant les jurés. Ses mains sont agrippées à la barre, pendant qu’elle revient sur les séances de bain. « Ça commençait pas des caresses, ça montait à la poitrine puis ça descendait. Je gardais les yeux fermés dans la salle de bain, j’essayais de penser à autre chose. Il y a eu plusieurs fois où j’ai eu mal. Une fois, c’était horrible. » 

C’est à ce moment-là qu’elle décide de rapporter les faits à sa mère : « Je me suis dit que ce n’était plus possible. Il n’a pas le droit de faire ça à sa propre fille. » 

Questionnés sur le profil psychologique de la petite fille, les experts écartent l'hypothèse d'une "propension au mensonge". Une psychologue ajoute qu'une reconnaissance des faits pourrait entraîner une amorce de réparation

Mais la cour se heurte une nouvelle fois aux dénégations de l'accusé : "Elle ment. C'est elle qui sautait dans le bain pour être avec moi." La réponse étonne l'avocat général, qui lui demande enfin : "Comment va-t-elle faire, votre fille, pour se reconstruire, si vous ne l'aidez pas ?

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