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Viols sur des enfants en Centrafrique : Le Drian invite d'éventuels coupables à se dénoncer

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Par , France Bleu

Le ministre de la Défense a invité dimanche les militaires français qui seraient concernés par les accusations de viol sur des enfants en Centrafrique à se dénoncer. Dans une interview livrée ce dimanche au JDD, le ministre a expliqué avoir transmis le dossier à la justice dès qu'il en avait eu connaissance, en juillet 2014.

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense © Maxppp

Le ministre français de la Défense a invité ce dimanche les soldats français à se dénoncer s'ils sont impliqués dans l'affaire des viols sur enfants en Centrafrique. Dans une interview à nos confrères du Journal du Dimanche, Jean-Yves Le Drian a déclaré : "Si les faits sont avérés, je ne mesurerai pas ma colère, parce lorsque le soldat français est en mission, il est la France. Si d'aventure un seul d'entre eux a commis de tels actes, qu'il se dénonce immédiatement" .

"L'enquête devait quitter l'institution militaire et revenir à la justice"

"Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, il faut qu'il le dise dès à présent, car cela revient à trahir ses camarades, l'image de la France et la mission des armées ", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense s'est montré choqué par ces accusations, lorsqu'il a été informé de l'affaire le 27 juillet 2014. Il explique avoir ressenti "du dégoût, une forme de trahison par rapport à la mission confiée à l'opération Sangaris, et aussi un intense besoin de vérité" .

"J'ai immédiatement transmis le rapport à la justice. C'était notre volonté pour que toute la vérité soit faite le plus vite possible" , a ajouté le ministre.

"Les faits allégués étaient très graves. Mon souci unique était la transparence et la vérité. L'enquête devait quitter l'institution militaire et revenir à la justice. Je respecte les règles de la procédure de manière méticuleuse" , a poursuivi M. Le Drian.

"Je crois que c'est une enquête complexe. Depuis les faits allégués, la plupart des soldats ont quitté ce théâtre d'opération mais cela ne doit pas empêcher la justice de faire son travail avec célérité" , a-t-il conclu.

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique, dont certains, "très peu" selon cette source, ont été identifiés par l'enquête, toujours en cours.

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