Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Vive émotion à Marquefave, après la mise en examen du maire pour agression sexuelle

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie

Le maire refuse de démissionner, malgré la demande insistante du conseil municipal. Jean-Claude César est poursuivi pour agression sexuelle sur une employée de la commune. L'affaire suscite un vif émoi dans ce village au sud de Toulouse.

Une vue du village de Marquefave (Haute-Garonne)
Une vue du village de Marquefave (Haute-Garonne) © Radio France - Mathieu Ferri

Au soleil, devant l'église en briques roses de Marquefave (Haute-Garonne), c'est l'unique sujet de conversation ce vendredi matin : la mise en examen du maire. _"_On est tous perturbés" explique Béatrice. "Je ressens beaucoup de dégoût, et beaucoup de tristesse pour elle" résume un membre de ce village d'un millier d'habitants, à 40 km au sud de Toulouse.

Le maire, Jean-Claude César (79 ans), est officiellement poursuivi depuis le début du mois pour agression sexuelle. Il est soupçonné de s'en être pris régulièrement à l'employée de la médiathèque municipale, une femme de 47 ans, qui s'est décidée à porter plainte en mars dernier.

"Je ressens beaucoup de dégoût, et beaucoup de tristesse pour elle" - un habitant

Les faits auraient duré 11 ans, selon la victime, qui parle de mains sur la poitrine, de mains entre les cuisses, de tentatives de l'embrasser sur la bouche. Cette employée raconte que l'élu venait la voir régulièrement à la médiathèque où elle travaille, à chaque fois pendant des heures creuses, pour ne pas être surpris.

En soutien, le conseil municipal demande la démission du maire

Et puis il y a quelques mois, à bout de nerfs, elle commence à parler aux autres employés municipaux, qui ont cherché à faire corps autour d'elle. "On la protégeait" explique Isabelle, la cantinière. "Quand il était avec nous, on ne la laissait jamais toute seule avec lui".

Des collègues qui ont réussi à convaincre la victime de porter plainte, mais il a fallu du temps. "Elle avait peur pour son poste, et c'est le patron, et qui allait la croire ?" explique Isabelle. "Il faut avoir du courage pour dénoncer. Aujourd'hui, on est très fière d'elle. On la soutient à 100%".

"Elle avait peur pour son poste" - une collègue

A l'image de la commune, l'employée de la médiathèque a reçu un fort soutien d'une grande majorité du conseil municipal. Douze élus sur quinze ont ainsi demandé la démission du maire, dans un courrier qu'ils lui ont adressé le 14 juin dernier. Jean-Claude César leur a répondu le 21 juin :  "à défaut de votre soutien sur lequel j'ai naïvement compté, je vous remercie de votre conseil, mais je m'en tiendrai à ceux de mon avocat. (...) Je vous tiens à vous informer que je ne présenterai pas ma démission. (...) C'est pour moi une question d'honneur de continuer à assumer cette fonction".

L'avocat de Jean-Claude César, Jean-Paul Bouche, estime que son client n'a rien à se reprocher.  Pour lui, le comportement du maire a été mal interprété.

C'est quelqu'un de très convivial, peut-être un peu démonstratif, mais son comportement ne relève absolument pas d'une agression sexuelle - l'avocat du maire.  

La réaction de l'avocat du maire de Marquefave

Choix de la station

À venir dansDanssecondess