Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Vol de cocaïne au "36" : un policier arrêté à Perpignan

dimanche 3 août 2014 à 10:46 - Mis à jour le lundi 4 août 2014 à 8:10 Par François David, France Bleu Roussillon

Un policier est toujours en garde à vue dans l’enquête sur la disparition de 52 kilos de cocaïne au siège de la police judiciaire. L'homme a été interpellé samedi alors qu'il faisait ses courses dans un centre commercial de Perpignan. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé un audit de la brigade des stupéfiants, où travaille le suspect.

Le 36 quai des Orfèvres, siège de la Police judiciaire de Paris
Le 36 quai des Orfèvres, siège de la Police judiciaire de Paris © MaxPPP

Fin du suspense et enquête éclair : un brigadier de police a été interpellé ce samedi à Perpignan, soupçonné d'avoir volé les 52 kg de cocaïne au 36 Quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne. Cet homme de 34 ans était en train de sortir du centre commercial de la Porte d’Espagne quand il a été cueilli par la police des polices, qui avait affrété un avion privé pour rejoindre l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes. Le suspect a été placé quelques heures en garde à vue dans les locaux de la PJ perpignanaise. Mais dans la soirée, l’homme a été transféré à l’aéroport pour regagner Paris. En jean et baskets, l’homme se dissimule le visage avec un vêtement au moment de pénétrer dans le petit bimoteur. Il n’est pas menotté. Lundi matin, les enquêteurs ont affirmé que le suspect était pour l'heure "quasi muet". 

Des attaches à Perpignan

Le policier interpellé était en vacances depuis quelques jours à Perpignan , une ville où il passé toute sa jeunesse. Selon le quotidien l’Indépendant, il a fréquenté le collège Pons, puis le lycée Lurçat, avant d’intégrer l’école de police de la ville. Grand amateur de courses extrêmes , il se plaisait à parcourir les montagnes catalanes. Selon les premiers éléments d'enquête, il serait « propriétaire de sept appartements » à Perpignan , mais pas forcement des appartements de standing. Rien n’indique pour l’instant qu’ils aient été achetés avec de l’argent sale. Ces logements ont été perquisitionnés, mais aucune trace de la drogue n’aurait été décelée. Le ministre de l'Intérieur, évoquant « une affaire extrêmement grave », a annoncé sa suspension à titre conservatoire. « Si l'enquête devait confirmer son implication (...), je prendrai toutes les sanctions et autres dispositions nécessaires ».

Policier ripoux - Cazeneuve

Bernard Cazeneuve a également annoncé ce lundi, dans un entretien accordé au journal Le Parisien , qu'un audiit "rigoureux et approfondi de la brigade des stupéfiants " serait mené. "Au-delà des accès, je souhaite que les méthodes, les pratiques professionnelles soient passées au crible ", a-t-il ajouté, précisant que le policier suspect avait été suspendu de ses fonctions dès son interpellation, "à titre conservatoire ". 

Enquête-éclair

La disparition de 52,6 kg de cocaïne, estimés à 2 millions d'euros à la revente, a suscité une forte émotion à la Brigade des Stups. Un vol d’une telle ampleur est inédit dans les annales de la police. 

Jeudi matin, la drogue ne se trouvait plus dans la salle des scellés ultra sécurisée dont l'accès nécessite de signer un registre et d'être accompagné d'un fonctionnaire en possédant la clé.

L'IGPN s'était rendue « sans délai » sur place et le "36" a été minutieusement perquisitionné.  Les enquêteurs se sont intéressés à un homme qui a été «*vu entrant dans les locaux avec deux sacs* et en ressortant peu après et ce, dans la nuit du 24 au 25 juillet ». L'exploitation des moyens vidéo autour du "36" a permis « d'établir une forte ressemblance entre cet individu et un fonctionnaire des Stups ». La suite de l'audition du suspect à Paris devrait permettre d'en savoir plus sur ses motivations et surtout s'il a bénéficié de complicités** - outre, peut-être, dans la police - de voyous et/ou trafiquants.