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Faits divers – Justice

Jusqu'à quatre ans de prison ferme pour les voleurs du reliquaire du coeur d'Anne-de-Bretagne

Quatre Nazairiens de 21 à 26 ans étaient jugés ce lundi pour le vol du reliquaire du cœur d'Anne-de-Bretagne, l'an dernier au musée Dobrée à Nantes. Ils sont condamnés à des peines allant jusqu'à quatre ans de prison ferme.

Le reliquaire de cœur d'Anne-de-Bretagne
Le reliquaire de cœur d'Anne-de-Bretagne © Maxppp -

Nantes, France

Quatre Nazairiens de 21 à 26 ans sont jugés ce lundi devant le tribunal de Nantes pour le vol du reliquaire du cœur d'Anne-de-Bretagne, de dix médailles en or, de 54 pièces d'or et d'une statue de Bouddha, en avril 2018, au musée Dobrée. Un seul d'entre eux reconnait le vol et il assure que ses copains - ils ont grandi ensemble dans le même quartier de Saint-Nazaire - n'ont pas grand chose à voir avec cette affaire. Il dit avoir fait ça avec "trois gitans" sortis de nulle part et auxquels personne ne croit. L'un des nombreux éléments improbables de ce procès.

"J'ai fait ça pour l'adrénaline"

Le début de l'histoire, c'est lorsque le principal prévenu, un grand blond avec une queue de cheval, va visiter le musée Dobrée, à l'automne 2017, pour son cours d'histoire-géo (il est en BTS). Il remarque le cœur qui renferme le reliquaire et sa couronne en or. Et il se dit qu'il va le voler. "Pour l'adrénaline et pour faire comme dans les jeux vidéos", qu'il adore. Au printemps 2018, il envoie un de ses copains en repérage, soit disant en lui disant que c'est pour un devoir d'histoire-géo. Il le paie tout de même 1.000 euros pour aller filmer à l'intérieur du musée. "J'avais de bonnes notes", justifie-t-il devant le tribunal.

Un coup de tournevis pour ouvrir la porte de l'accès handicapé

Il assure n'avoir rien préparé avant de se lancer dans ce cambriolage digne d'un film. À peine aurait-il regardé un plan du musée. C'est pour ça qu'avant d'y entrer avec trois autres voleurs, "trois gitans", selon ses mots, apparus au cours de l'enquête et dont il ne donne pas l'identité, ils font deux fois le tour. Puis, ils auraient escaladé le mur d'enceinte en se faisant la courte-échelle, ils auraient forcé une première fenêtre sauf qu'il y avait un mur juste derrière et ils auraient fini par entrer par l'accès handicapé. "Il y avait un peu de jeu au niveau de la porte, je l'ai ouverte avec un tournevis, mais j'aurais aussi pu l'ouvrir en tirant fort", assure-t-il. 

Les objets volés emballés dans du cellophane

Ensuite, il aurait montré son butin à tout le quartier et, les objets volés, beaucoup de gens les auraient touchés. Notamment certains de ceux qui sont jugés en même temps que lui, ce qui expliquerait pourquoi leurs empreintes ont été retrouvées dessus. Il y en avait aussi sur le cellophane qui a servi à emballer le butin avant de l'enterrer dans un bidon acheté dans une grande surface de bricolage. "Parce que, le cellophane, on s'en était servi pour des hamburgers pendant un barbecue qu'on avait fait la veille", justifient plusieurs des prévenus.

On n'est pas dans Mission impossible"

Tous ces éléments font dire à deux des avocats des voleurs présumés que leurs clients ne sont pas des bandits spécialisés - "On n'est pas dans Mission impossible"- mais des "pieds nickelés" qui n'avaient pas conscience de la valeur de ce qu'ils volaient (le reliquaire a été estimé à 10 millions d'euros, ndlr). "D'ailleurs, mon client a très vite dit où il avait caché les objets volés", rappelle Maître Denis Lambert, l'avocat du seul à avoir reconnu le casse.

Jusqu'à quatre ans de prison ferme

La procureure de la République a considéré que les quatre prévenus étaient impliqués dans le vol. Elle a demandé cinq ans de prison et 10.000 euros d'amende pour le jeune homme qui a reconnu le vol et pour celui qui a fait le repérage. Trois et quatre ans de prison pour les deux autres avec à chaque fois 8.000 euros d'amende. Les quatre prévenus ont tous été condamnés à de la prison ferme assortie à des amendes, en fonction de leur degré d'implication et le passif de leurs casiers judiciaires: deux ont écopé de quatre et trois ans pour "vol d'un bien culturel" et "association de malfaiteurs" ; le troisième à 30 mois pour "vol aggravé", et le dernier à 18 mois pour "recel de vol aggravé".