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Vols de diamants à Mazamet : quatre ans de prison pour trois voleurs lors d'un procès hors norme à Castres

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Par , France Bleu Occitanie
Castres, France

Un dossier extraordinaire. Juges, parquet, avocats : tout le monde a utilisé ce terme ce mardi au tribunal de Castres. Trois Roumains ont été jugés pour association de malfaiteurs. Ils auraient volé des diamants pour un million de dollars à Mazamet. Ils ont été condamnés à quatre ans de prison.

Un procès "extraordinaire" pour le tribunal de Castres qui jugeait ce mardi des voleurs de diamants.
Un procès "extraordinaire" pour le tribunal de Castres qui jugeait ce mardi des voleurs de diamants. © Radio France - SM

Vous aimez les polars ? Et bien l’affaire jugée ce mardi devant le tribunal de Castres est plus recherchée que les intrigues imaginées par John Le Carré, Agatha Christie ou Simenon. Ou en tout cas digne de films comme "l’Arnaque" ou "Océan Eleven". Un vol de trois diamants d’une valeur d’un million de dollars qui a eu lieu le 7 août 2017 à Mazamet. Depuis, les pierres précieuses ont disparu et trois Roumains, sans doute liés à un réseau international dirigé par un Serbe, ont été arrêtés. Ils ont été condamnés pour association de malfaiteurs et vols en réunion à quatre ans de prison et entre 5.000 et 15.000 euros d'amende chacun. 

Ils se font passer pour de riches américains

Quand les trois prévenus arrivent dans la salle d’audience, on est loin, très loin de la description du couple de riches Américains et de l’expert censés être l’auteur du vol de diamants à Mazamet. Le trio arrive en jogging et sweat-polaire et explique vivre avec le RSA. 

Et pendant toute l’audience, les deux hommes et la femme vont "jouer" avec la présidente du tribunal. Loin de donner des explications sur les zones d’ombres, ils reviennent sur certains aveux faits pendant l’instruction. Comment ils expliquent la montre à 36.000 euros retrouvée dans leurs affaires. "C’était un cadeau". Pas d’explication sur les 18 cartes SIM et les cinq téléphones. Un des prévenus s’offusque même quand on parle de lui comme un petit voleur. "Je suis un escroc, mais pas de grande catégorie…" avant de se livrer à un comparatif entre les différentes prisons du monde. 

Une boîte à double fond 

Ce qui est sûr, c’est que le 7 août 2017 un rendez-vous est fixé entre les vendeurs et les acheteurs à Mazamet, près des locaux d’un petit atelier de joaillerie basé dans le Tarn. C’est la troisième rencontre après celles de Nice ou Milan, le temps d’instaurer un climat de confiance. Le diamant est déposé dans une boite scellée mais avec un double fond. Elle doit y rester le temps que l’argent (un million de dollars soit un peu plus de 300.000 par pierre ) soit versé sur un compte. Des diamants qui sont certifiés et authentifiés par un organisme américain (le GIA). Deux sont même sous un blister de protection. L’argent n’arrivera jamais. Et les diamants ont disparu.

Il avale un faux diamant 

Juste après la transaction, le trio se retrouve à Antibes dans plusieurs hôtels de luxe. Ils passent des dizaines de coups de téléphone pour tenter de vendre les pierres à Zurich, peut-être à Hong-Kong. En vain. Et au moment de se faire arrêter deux mois après, un des prévenus va même avaler un des diamants. Mais après enquête la pierre était fausse.  

Alors malgré les centaines d’écoutes téléphoniques, malgré le dossier d’instruction qui mesure plus d’un mètre de haut sur le bureau de l’huissier, on n’a pas réussi à en savoir beaucoup plus sur ce réseau.  Et on ne saura sans doute jamais où sont les vraies pierres. 

Un quatrième accusé en fuite 

Le parquet a insisté sur le caractère "hors-norme de l'affaire pour la petite juridiction castraise ". Le procureur avait demandé quatre ans de prison et 15.000 euros pour les trois prévenus présents. Elle avait aussi demandé cinq ans de prison, 50.000 euros d’amende, un mandat d’arrêt pour l’accusé qui n’était pas là et qui semble être à la tête du réseau.

Le comble de cette affaire, c'est que les pierres étaient assurées sur le sol anglais mais pas en France. La société qui a organisé la transaction a dû rembourser les diamants. 

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