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Faits divers – Justice

Vosges : condamné à 600 euros d'amende pour avoir tagué deux radars sur la RN 57

mercredi 14 mars 2018 à 10:57 Par Lucas Valdenaire, France Bleu Sud Lorraine

A Épinal, un homme de 37 ans a été condamné ce mercredi à 600 euros d'amende pour avoir tagué deux radars sur la RN 57. Les faits se sont déroulés en marge d'une manifestation du collectif "Colère 88", notamment contre le passage de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires.

Le mis en cause risquait jusqu'à cinq ans d'emprisonnement : il a été condamné à 600 euros d'amende.
Le mis en cause risquait jusqu'à cinq ans d'emprisonnement : il a été condamné à 600 euros d'amende. © Radio France - Lucas Valdenaire

Épinal, France

Les faits se sont déroulés le 17 février dernier, en marge d'une manifestation du collectif "Colère 88". Un collectif qui proteste notamment contre l'abaissement de la vitesse maximale à 80 km/h sur les routes secondaires. A Épinal, plusieurs centaines de personnes étaient mobilisées.

"Un coup de colère"

Ce jour-là, un homme de 37 ans, inconnu des services de police, a été interpellé après avoir aspergé de peinture noire deux radars à hauteur de Vincey, sur la RN 57 (un radar dans chaque sens de circulation). L'homme a aussitôt reconnu les faits. Il a ainsi été jugé selon la procédure du "plaider coupable" (ou CRPC : Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). 

Pour dégradation grave de biens d’utilité publique, il encourait cinq années d’emprisonnement. Il a finalement été condamné ce mercredi matin à 600 euros d'amende par le tribunal correctionnel d’Épinal.

"C'est quelqu'un qui en a manifestement assez de se faire flasher pour un excès de vitesse de 1 ou 2 km/h, déclare son avocat Maître Julien Hédon. Il a agi sous le coup de la colère."

"C'est quelqu'un qui n'a absolument pas le profil du délinquant. Et je pense que le parquet s'en est rendu compte, puisque la peine d'amende est assez réduite". 

"La dégradation était minime, poursuit l'avocat. Mon client a même pris soin de revenir sur les lieux pour tenter de nettoyer les radars qu'il avait dégradés."

"Ce ne sont pas des faits excusables mais simplement je comprends la colère de mon client. Cette colère a été de courte durée. Il est vite revenu à la raison."

"Des radars d'utilité publique"

Du côté du parquet, le procureur de la République Étienne Manteaux estime que "des poursuites étaient absolument nécessaires malgré les excuses les plus plates présentées par le mise en cause et malgré le fait que les dégradations ont été facilement réparées."

"Je souhaitais qu'il y ait des poursuites parce que ces biens d'utilité publiques, ces radars, même s'ils irritent quand on est flashé, ils sont d'une réelle utilité."

Le procureur de la République rappelle que les radars automatiques ont été déployés en 2003. L'année précédente, il y avait plus de 7.200 morts sur les routes françaises. En 2016, ce chiffre est tombé en dessous de la barre des 3.500. "C'est en grande partie du fait du déploiement des radars automatiques sur nos routes," conclut Étienne Manteaux.