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Faits divers – Justice

Le maire de Wissous, surnommé "le Shérif", passe sa seconde nuit derrière les barreaux

lundi 9 avril 2018 à 22:45 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris et France Bleu

La garde à vue du maire de Wissous (Essonne) a été prolongée ce lundi. Richard Trinquier avait été arrêté dimanche alcoolisé, armé d’un katana (sabre japonais) et d’un pistolet 9mm. Il était venu dissuader des gens du voyage de s’installer dans sa commune.

Capture d'écran du journal de 20h de France 2
Capture d'écran du journal de 20h de France 2

Wissous

"Le Shérif" : c’est un surnom qui ne date pas d’hier et qui montre en quoi le geste du maire de Wissous ne surprend personne dans cette commune de moins de 8000 habitants. Hélène Marcher, élue d’opposition résume : "Les gens du voyage l’appellent le sheriff. Il a déjà pris un tracteur pour sortir une caravane du terrain". Son caractère ? "Très nerveux". Hélène Marcher ajoute : "il lui est déjà arrivé de demander à un élu d’opposition de se faire interner. Certains habitant aiment bien son côté cow-boy mais là il est allé trop loin".  

Enquête ouverte pour "menace avec arme" 

Richard Trinquier a été interpellé dimanche après-midi alors qu’il était équipé d’un gilet pare-balle, armé d’un katana (un sabre japonais) et d’un pistolet 9mm. Selon plusieurs témoignages, la scène a duré plusieurs heures. Deux policiers municipaux sont d’abord intervenus pour demander à une communauté d’une vingtaine de personne de quitter le terrain qu’ils occupaient. Le chef de la police municipale s’est déplacé, tout le comme le premier adjoint avant que Richard Trinquier ne menace cette communauté de gens du voyage avec ses armes. Une enquête pour "menace avec arme" a été confiée à la sûreté départementale de l’Essonne. Des faits qui pourraient être requalifiés en "violence avec arme". 

Les habitants soutiennent le maire 

Dans la commune, la plupart des habitants affichent ouvertement leur soutien au maire. "Quand ils étaient là (les gens du voyage), j’ai été cambriolé deux fois" explique un habitant "donc si c’est pour les laisser venir et que ça recommence…Alors, l’arme et le sabre non, mais qu’il les dégage, je suis pour". Richard Trinquier n’en est pas à sa première polémique. L’an dernier, le maire de Wissous avait été exclu des Républicains pour avoir annoncé qu’il voterait pour Marine le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Il a alors rejoint le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France

L'arme et le sabre non, mais qu'il les dégage, je suis pour !" - Habitant de Wissous