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Faits divers – Justice

Wissous : la préfète désarme "le Shérif" et sa police municipale

mardi 24 avril 2018 à 17:13 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris

La préfète de l’Essonne a décidé de désarmer la police municipale de Wissous. Son maire, Richard Trinquier sera jugé le 14 juin pour avoir menacé des gens du voyage avec un katana (sabre japonais). Le rôle des policiers municipaux qui l'accompagnaient ce dimanche 8 avril pose question.

La police municipale de Wissous
La police municipale de Wissous © Radio France - Valentin Dunate

Wissous, France

L'arrêté préfectoral, en date du 19 avril, abroge l'autorisation accordée à la commune d'acquérir, de détenir et de conserver des armes destinées à sa police municipale pour "prévenir tout risque de réitération de tels faits". Cette décision fait suite à l’arrestation du maire de la ville le 8 avril dernier sur un terrain de sa commune. Le maire, Richard Trinquier avait son sorti son katana (sabre japonais) pour empêcher l’installation de gens du voyage. Celui qu’on surnomme "le Shérif!" était également équipé d’un pistolet 9mm et d’un gilet pare-balles. 

Me sentant menacé, j'ai sorti mon sabre" - Maire de Wissous 

Dans une lettre adressée aux habitants le 19 avril, Richard Trinquier explique sa version des faits : "Me sentant menacé, j’ai sorti mon sabre ce qui a fait cesser immédiatement l’agression. J’ai alors remis mon katana dans son fourreau et fais le tour du campement". Le maire veut également y rétablir une  "seconde vérité"  : "Je n’étais pas ivre au moment des faits. Le dimanche 8 avril, j’avais bu deux verres de fin pendant mon déjeuner familial"

On se croirait à O.K Corral !" - Elue d'opposition 

Des explications qui peinent à convaincre Hélène Mercher, élue d’opposition  : "Mais on se croirait à O.K Corral ....où un maire se sentant menacé sort son sabre : c’est du n’importe quoi, ce n’est même pas logique. S’il se sentait menacé, pourquoi n’a-t-il pas appelé la police nationale ?" A ce sujet, l’ancienne adjointe au maire ajoute : "Il paraîtrait que les policiers municipaux auraient sortis leurs armes pour protéger le maire. Pour moi, si c'est avéré, c’est un geste grave".  

Sans les policiers municipaux, la situation aurait pu virer au drame" - SDPM 

A contrario, le premier syndicat des policiers municipaux, s'oppose à cette décision "scandaleuse et ubuesque" de la Préfète de l’Essonne. Selon le SDPM , sans la police municipale, "la situation aurait pu virer au drame et se terminer dans un bain de sang". Le syndicat appelle donc les policiers municipaux de Wissous à exercer leur droit de retrait. Ils ont trois semaines pour déposer leurs armes au commissariat de Massy.