Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Yvelines/Val-d'Oise : qui en veut aux radars ?

jeudi 6 septembre 2018 à 18:02 Par Marine Chailloux, France Bleu Paris

Série noire pour plusieurs radars fixes dans les Yvelines et le Val-d'Oise. Ils sont la cible d’actes de vandalisme répétés. Et ce qui intrigue, c’est que le même mode opératoire est toujours utilisé pour rendre les appareils inopérants.

Le radar d'Eragny sur le N184 est régulièrement la cible d'actes de vandalisme.
Le radar d'Eragny sur le N184 est régulièrement la cible d'actes de vandalisme. © Radio France - Marine Chailloux

Yvelines, France

Vandalisé au moins trois fois en quelques semaines! Le radar à l'entrée du Mesnil-le-Roi n'est pas franchement apprécié des automobilistes. Il contrôle la vitesse qui passe de 90 à 50 km/h pour entrer en ville. Un endroit où les accidents graves étaient fréquents avant son installation. C'est pourtant le plus touché du secteur, mais ce n'est pas le seul. 

Reportage : qui en veut aux radars des Yvelines et du Val-d'Oise?

Le radar à l'entrée du Mensil-le-Roi (Yvelines) est le plus vandalisé du secteur, mais ce n'est pas le seul. - Radio France
Le radar à l'entrée du Mensil-le-Roi (Yvelines) est le plus vandalisé du secteur, mais ce n'est pas le seul. © Radio France - Marine Chailloux

Josie habite juste à côté et elle voit qu'il flashe beaucoup, "notamment la nuit". Mais depuis quelques temps, elle constate que l'appareil est régulièrement vandalisé. "Au début c'était des petits gribouillis, des petits zig-zags noirs, mais la dernière fois, c'était carrément tout recouvert d'orange !" raconte la retraitée.

"Serial tagueurs"?

La dernière fois, c'était fin août, l'écran du radar avait été recouvert de peinture orange. Et ce n'est pas le seul du secteur. Un ou plusieurs "serial tagueurs" pourraient être à l'origine des dégradations : "Je roule sur Conflans et j'ai vu la même peinture orange", raconte Josie. Même constat sur la N184 à Saint-Germain-En-Laye ou à Eragny.

Et même si la peinture est rapidement nettoyée par les sociétés chargées de l'entretien des radars, la facture monte vite : 500 euros en moyenne pour une dégradation légère (peinture, rayure) et de 30 à 40 000 euros pour le remplacement d'un radar fixe. Pour un radar autonome, ou radar de chantier, c'est encore plus cher : 75 000 euros, payés par le contribuable. Sans compter le manque à gagner pour ces radars qui ne peuvent plus flasher.

Jusqu'à 75 000 euros d'amende

Pour l'instant, aucun suspect n'a été interpellé. La sécurité routière ne communique pas le nombre de radars vandalisés, pour éviter la surenchère. Mais elle observe une "stabilité des dégradations lourdes, alors que les dégradations légères comme les tags ou les rayures sont en légères augmentation". Dans tous les cas c’est un délit, passible d’une amende de 3750 euros et de travaux d’intérêt général pour une dégradation légère. La peine est évidemment plus importante en cas de destruction de matériel : de 30 à 75 000 euros d’amende pour la dégradation lourde d'un radar.