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Insolite

150 étudiants dans les rues de Dijon pour des flash mobs aux vertus pédagogiques

lundi 26 mars 2018 à 20:43 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Vous avez peut-être été témoin d'une animation un peu particulière dans les rues de Dijon ce lundi 26 mars. Des étudiants de la Burgundy School of Business, l'école de commerce, se sont répandus en ville pour réaliser des flash mobs, dans le cadre de leurs études.

Sur le parvis de la gare de Dijon, les étudiants interpellent les passants pour les faire réagir aux vidéos qu'ils ont tournées.
Sur le parvis de la gare de Dijon, les étudiants interpellent les passants pour les faire réagir aux vidéos qu'ils ont tournées. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Le flash mob érigé en méthode pédagogique. C'est à la Burgundy School of Business, l'école de commerce de Dijon, où 150 étudiants de première année du Bachelor Marketing et Business ont ce lundi travaillé à la conception et la réalisation de flash mobs, ces événements réalisés en groupe dans un espace public. Par équipes de 7 ou 8, ils se sont donc répandus en ville pour ces actions enregistrées sur vidéo, chorégraphies, chaîne humaine, et autres saynètes liées à un problème sociétal ou environnemental.

Le flash mob et ses similitudes avec une démarche entrepreneuriale

Mais auparavant, c’est dans un amphithéâtre de la Burgundy School of Business qu’ils se sont rassemblés pour se préparer, encadrés par deux formateurs, dont Juliane Santori, enseignante et chercheuse. Le flash mob dit-elle, est formatrice pour ces futurs entrepreneurs : « c’est une méthode qui a été réalisée par une chercheuse danoise, Helle Neergaard. L’idée c’est un flash mob ou smart mob, c’est de sensibiliser les gens à un thème particulier, dans l’espace public. Cela permet aux étudiants d’être sensibilisés au risque, à tester leur capacité de communication. Ils vont évoluer dans un environnement qui n’est pas certain, puisque les gens vont interagir ou pas avec leur démarche. Et nous, nous faisons le parallèle avec la démarche entrepreneuriale ».

Juliane Santori passe de groupe en groupe pour valider les projets, présentés en anglais, la langue des affaires. Le projet de l’équipe de Marie-Camille est validé : « on va filmer deux situations séparées pour montrer la violence à l’égard des femmes, et des hommes, pour voir la réaction des gens dans la rue, et leur demander s’ils se seraient interposés ou pas ».

Une scène de violences domestiques pour faire réagir les passants

L’équipe de 8 étudiants part en ville et se partage les tâches. Louis est à la caméra, et joue le rôle du metteur en scène. D’autres, comédiens d’un jour, interprètent une scène de jalousie. Une jeune femme demande du feu à un jeune homme qu’elle vient de croiser. Son petit ami qui assiste à la scène intervient, l’insulte, l’accuse de le tromper. Une gifle part. Une seconde scène est tournée dans la foulée, mais cette fois-ci les rôles sont inversés : c’est un jeune homme qui se fait molester par sa compagne.

Les étudiants vont s’installer devant la gare de Dijon, et interpellent les passants pour qu’ils voient les vidéos et réagissent. Si tous déclarent être autant choqués de voir un homme ou une femme se faire malmener, les avis divergent quand on leur demande s’ils seraient intervenus. « Je me serais mise en plein milieu, et je les aurais séparés », affirme une jeune femme. Un homme âgé, va dans ce sens également, tout en nuançant : « soit je gueule, soit j’essaie de pousser l’agresseur, selon la corpulence de l’autre, parce que je ne tiens pas à prendre des coups ». Une vieille dame elle, assure sans détours qu’elle se garderait bien d’interférer dans un conflit « entre jeunes cons ».

Les réactions des passants sont enregistrées par Louis, qui va ensuite s'atteler à un travail de montage : « au final on va devoir faire une vidéo d’une à deux minutes qui rassemble toutes nos réponses. On va les partager sur les réseaux sociaux ». Il y a deux ans, une vidéo sur le thème du harcèlement de rue avait fait le buzz sur internet.