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Insolite

Parapente : l'Azuréen Benoît Outters participe à la Red Bull X-Alps

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Par , France Bleu Azur

C'est une course hors norme qui se déroule en ce mois de juin entre Salzbourg (Autriche) et Monaco: la Red Bull X-Alps. 32 parapentistes (dont un azuréen) vont tenter de traverser le plus vite possible l'arc alpin avec comme seul moyen de locomotion: le parapente et la course à pied.

Benoit Outters à l'entrainement au dessus de Vence
Benoit Outters à l'entrainement au dessus de Vence - Pierre-Yves Alloix

Nice, France

La course est longue, difficile, technique et va fortement solliciter les 32 parapentistes engagés dans cette traversée alpine de Salzbourg en Autriche jusqu'à Monaco en passant par des points de contrôles obligatoires comme le Mont-Blanc, Saint-Hilaire (Isère) ou encore Peille dans les Alpes-Maritimes. Seul moyen de déplacement: le vol et la course à pied. Et en plus les compétiteurs n'ont pas le droit de bouger de 22h30 le soir à 5 heures le matin. Entre ces deux plages horaires, chacun tente de parcourir la plus grande distance en vol libre et essaye de relier en course à pied les lieux d'atterrissages aux lieux de décollages.

Seulement 2 heures d'écart après 11 jours de course

Benoit Outters,  habitant de Gattières et pompier à la caserne niçoise de Bon Voyage va participer à sa 3ème Red Bull X-Alps. Organisée tous les deux ans, il avait en 2017 terminé 2ème de l'épreuve à l'arrivée à Monaco à seulement 2 heures du premier après plus de 11 jours de courses. Cette année, l'azuréen est prêt pour gagner. Pour ce faire, il n'est pas seul. Un camion avec son ravitaillement et un couchage pour quelques nuits va le suivre et un 4ème membre de son équipe sera devant un ordinateur pour surveiller la météo et planifier les vols en fonction. "C'est un vrai travail d'équipe, explique Benoit Outters. On a déjà fait pas mal de repérages et constaté que certains chemins ou décollages n'étaient pas viables. On va donc devoir en trouver d'autres et s'adapter le jour J". 

780 km à pied en plus des vols en parapente

L'adaptation n'est pas la seule qualité requise, il faut également un physique d'athlète. "Il y a deux ans, j'avais couru 780 km, avoue le parapentistes du club de Gréolière. Cela fait 70 km par jours. Et si la course se gagne en vol, les parties course à pied restent tout de même déterminante." Des chemins de liaison qu'il faut parcourir avec 7 kilos sur le dos. Le règlement oblige en effet les 32 concurrents à avoir en permanence la voile, la sellette, le casque et les instruments de vol mais aussi de l'eau et des aliments. "_Nous restons parfois toute la journée coupée de notre équipe_. Parfois même pour partir plus vite le matin, on va passer la nuit sur les hauteurs qui nous coupe du ravitaillement. Il faut alors être autonome". Une résistance que vont éprouver les équipes à partir du 16 juin.