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Insolite

24H du Mans moto : quand le public envahissait la piste

samedi 21 avril 2018 à 16:11 Par Yann Lastennet, France Bleu Maine et France Bleu

Les 24 heures du Mans moto célèbrent cette année leur quarante ans. Depuis 1978, la course a beaucoup évolué notamment en matière de sécurité. Au départ, le public envahissait la piste pour fêter les vainqueurs lors du dernier tour de course explique Jean Claude Chemarin, le premier vainqueur.

Jean Claude Chemarin, premier vainqueur des 24 heures moto, se souvient de l'arrivée, lorsque que les spectateurs envahissaient la piste. Ce qui n'est plus possible aujourd'hui.
Jean Claude Chemarin, premier vainqueur des 24 heures moto, se souvient de l'arrivée, lorsque que les spectateurs envahissaient la piste. Ce qui n'est plus possible aujourd'hui. © Radio France - yann lastennet

Le Mans, France

Comme un symbole, il a donné ce samedi le départ des 24 heures moto. Un clin d'oeil à l'histoire puisque Jean-Claude Chemarin a été le premier à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve en  1978. Il a triomphé du double tour d'horloge avec son coéquipier Christian Léon qui s'est tué en 1980 lors d'une séance d'essais privés au Japon.  "Cela fait énormément plaisir. Là, c'est vraiment passer de l'autre côté de la barrière mais quarante ans après". Depuis beaucoup de choses ont changé. "D'abord le circuit lui même, la courbe Dunlop, le chemin aux boeufs... C'est beaucoup plus professionnel : les équipages, les team, il y a une grosse logistique. Et puis il y a plus de sécurité, des dégagements importants, maintenant il y a des grillages partout donc le public ne peut plus envahir la piste alors que nous, nous avons encore connu l'époque où les spectateurs envahissaient la piste. Cela on ne le verra plus. On a vécu quelque chose d'incroyable et d'émouvant de finir les derniers tours en plein milieu des spectateurs et remonter la ligne droite [des stands] avec du monde de chaque côté. On ne sait plus si on est dans la course ou si on est au milieu de la foule". Nostalgique Jean Claude Chemarin ? "Non, c'est normal qu'il y ait plus de sécurité. C'était limite. Il n' y a pas eu d'accident. Tant mieux ! Cela ne peut pas être un regret mais c'est vrai qu'on a vécu des choses incroyables" !     

Quand il évoque les débuts des 24h, Jean Claude Chemarin se souvient d'une époque incroyable où les spectateurs envahissaient la piste

J'aimerais que cela soit plus ouvert

Jean Claude Chemarin regrette en revanche l'époque où le public pouvait approcher les pilotes assez facilement. " Aujourd'hui c'est assez cloisonné et c'est dommage pour le public". Le triple vainqueur des 24 heures (1978-1979-1981) estime aussi que la réglementation française ne favorise pas l'éclosion de jeunes talents contrairement à l'Espagne. " En France, les jeunes ne peuvent démarrer la moto que très tard, à 12-14 ans, alors qu'en Espagne, ils commencent à faire de la moto à 4-6 ans. Donc ils ont beaucoup plus d'expérience que les Français. Dans ces conditions, on ne sortira pas ou peu de pilotes capables d'être champions du monde alors que les Espagnols ont un gros volume de pilotes"

Jean Claude Chemarin regrette que la réglementation française ne favorise pas l'émergence de jeunes pilotes talentueux