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Insolite

A la table de l'auberge du bon fermier : petit trésor Valenciennois à vendre

mardi 9 janvier 2018 à 10:27 Par Rafaela Biry-Vicente, France Bleu Nord

Un ancien relais de poste royal entre Bruxelles et Paris en activité depuis 1560 est à vendre. Thierry et Brigitte Beine qui le chouchoutent depuis 1975 veulent prendre leur retraite.

Thierry Beine, maitre restaurateur et gardien de l'auberge depuis 1975
Thierry Beine, maitre restaurateur et gardien de l'auberge depuis 1975 © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Valenciennes, France

À la table de l'auberge du bon fermier, la salle de restauration est installée dans l'ancienne écurie, sur les anciens pavés de 1560, on trouve encore les auges pour les chevaux qui cachent aujourd'hui des bouteilles de vin, et puis tout au fond de la grande salle sous de grosses poutres d'époque, l'ancienne cheminée descendue du premier étage, et où depuis des siècles on cuit des cochons de lait

Quand ils ont découvert les lieux en 1975, les Beine, un jeune couple de 20 ans à l'époque, aidés par leur famille, ont vite oublié leur idée de faire un bowling pour préserver ce petit bijou de Valenciennes, le dernier relais de poste royal en activité sur la ligne Bruxelles-Paris. Un établissement dont la façade et les toitures sont classées.

Au fil des années , ils ont déterré tous les petits trésors de l'auberge, dans le grenier de grandes malles en bois pour le courrier ou les affaires du roi, et puis aussi une grande toile d'un voyageur qui avait peint le tableau pour payer sa halte à l'auberge, une œuvre récemment rénovée par le Louvre. 

une malle qui devait contenir du courrier ou des affaires destinés au roi retrouvée dans le grenier - Radio France
une malle qui devait contenir du courrier ou des affaires destinés au roi retrouvée dans le grenier © Radio France - RBV

Un ancien puits, des chauffe-chaussures dans la cheminée

Dans la cour pavée, ils ont dévoilé un puits de sept mètres avec au fond deux vieilles épées. A l'étage, après avoir monté des escaliers qui craquent à chaque marche, on découvre de grandes salles de bain avec une cheminée, avec un petit compartiment dans lequel on peut mettre les chaussures pour les réchauffer.

Et pour aménager ce lieu déjà incroyable, avec leur famille, ils ont sillonné les brocantes et les antiquaires pour dégoter par exemple l'armure d'Arthur un chevalier du 17° siècle qui veille sur les voyageurs ou encore des morceaux de l'ancienne église d'Abscon, la chair est devenue un bout d'escalier pour rejoindre une chambre où le couple a installé de chaque côté du lit des confessionnaux qui se sont transformés en placard.

Thierry Beine au dessus de la chair de l'ancienne église d'abscon devenue une partie d'escalier - Radio France
Thierry Beine au dessus de la chair de l'ancienne église d'abscon devenue une partie d'escalier © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Dans ce décor insolite, Thierry s'est amusé il y a une quinzaine d'années à lancer la légende du gentil fantôme qui endort les gens pour aider une actrice américaine venue pour le festival de cinéma et qui n'avait pas ses pilules 

La légende du gentil fantôme de l'auberge

A 65 et 66 ans Thierry et Brigitte Beine sont toujours aussi passionnés par leur métier, le maitre restaurateur n'arrête pas d'inventer de nouvelles recettes avec les produits locaux issus des lycées agricoles et des fermes de la région, mais ils aimeraient bien quand même prendre leur retraite, alors ils ont mis en vente leur hôtel restaurant hors du temps sur le bon coin, 1.2 millions d'euros. Ils espèrent que les repreneurs sauront garder l'âme de ce lieu chargé d'histoire.