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Économie – Social

"Adopte Une Robe" : louer plutôt qu'acheter, grâce à une start-up à Dijon

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Depuis un an à Dijon, la start-up "Adopte une Robe" habille les femmes le temps d'une soirée. L'idée c'est de louer une robe pour quatre jours, plutôt que d'en acheter une pour chaque événement : un avantage quand on sait que le textile est le premier déchet mondial.

Des robes de tous les styles et toutes les tailles sont mises en location
Des robes de tous les styles et toutes les tailles sont mises en location © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

Louer une robe pour un événement, plutôt que d'investir dans une robe que vous ne mettrez qu'une fois : c'est le principe créé par Maud Gelle, une dijonnaise il y a un an. "Adopte une robe" est une start-up de circuit-court vestimentaire gérée par trois filles. Outre l'intérêt économique, cela permet aussi d'avoir le choix, mais surtout de lutter contre la surconsommation de vêtements.

Prêter ou louer : un plus pour le style et le porte-monnaie

Certaines des robes du showroom sont achetées directement aux marques, mais la plupart sont prêtées. Vous pouvez aussi déposer l'une de vos robes, vous recevez une commission de sept euros par location. "Ce ne sont pas forcément des robes de princesse mais on a de jolies petites robes, explique Armelle qui a l'habitude de prêter ses robes. On a pas forcément envie de les donner ou de les laisser dormir dans le placard. C'est dommage, alors que là on peut faire plaisir à d'autres filles."

Louer une robe de marque, cela à un coût, le tarif minimum est de 39 € 90 pour quatre jours : cela reste moins cher que la robe de base qui vaut au moins 120 euros. Ensuite, vous ne vous occupez de rien, l'entreprise paye le pressing. De la robe noire à la robe de marié en passant par la robe de bal : il y a de tout, soit dans la boutique "showroom" boulevard Thiers à Dijon, soit sur Internet.

D'où le choix de Cornélia, qui a déjà loué trois robes pour des anniversaires : "J'adore les robes longues de soirée, mais je ne les mets qu'une fois. En plus, c'est difficile à Dijon de trouver la perle rare, il n'y a pas de boutique qui ne fait que des robes de soirée." Pour l'instant, il existe de la taille 34 à 46, "Adopte une robe" se lance même dans les costumes masculins.

"Ce sera pas la sienne définitivement, mais ce sera la sienne le jour J" - Léa

Cela marche même ... pour les robes de mariée ! En photo au centre : Léa et Maud ainsi que leurs modèles après un défilé - Aucun(e)
Cela marche même ... pour les robes de mariée ! En photo au centre : Léa et Maud ainsi que leurs modèles après un défilé - Adopte une Robe

Il existe même quinze robes de mariée à louer. Étonnant... Il s'agit tout de même de la robe d'une vie ! Mais cela plaît selon Léa, assistante du Showroom d'"Adopte une Robe" : "On va la mettre qu'une fois, elle reste dans notre placard et on ne sait pas quoi en faire après. On en a déjà une bonne quinzaine et beaucoup qui se louent. C'est aussi bien de mettre moins dans la robe et de se faire plaisir sur autre chose. Ce sera pas la sienne définitivement, mais ce sera la sienne le jour J et elle est à son goût."

Louer une robe de mariée, c'est maximum 150 euros pour quatre jours, pour certains modèles qui valent plus de 1.000 euros. C'est sûr, c'est moins cher que d'en acheter une. 

L'intérêt écologique : lutter contre la sur-consommation 

Les habitudes actuelles font que la lassitude vient vite quand il s'agit de mode. "On produit et on consomme trop, explique Léa. C'est le problème avec la mode et les grands couturiers : chaque année vient un nouveau style, une nouvelle couleur. On va vouloir se mettre à la mode, on va aller acheter. Le vêtement est de plus en plus jeté, on en a de plus en plus et cela devient le premier déchet en terme de quantité." 

Léa : "faut savoir que la première consommation en terme de déchets : ce sont les vêtements"

Louer, plutôt que de posséder a ainsi un avantage écologique selon la jeune-femme : "Ce n'est pas la nourriture mais bien le textile que l'on consomme le plus. Cela permet de faire diminuer ce pourcentage. Ce n'est pas du recyclage mais ça évite de racheter toujours des collections qu'on ne mettra qu'une fois, qui finiront à la poubelle et ne serviront plus."

Léa, assistante du Show Room "Adopte une robe" - Radio France
Léa, assistante du Show Room "Adopte une robe" © Radio France - Sophie Allemand