Insolite

Annecy : le "Tricot Graffiti" débarque en ville

Par Richard Vivion, France Bleu Pays de Savoie jeudi 24 mars 2016 à 22:15

"Tricot Graffiti" à Annecy. Installation des patchworks sur les bords du lac.
"Tricot Graffiti" à Annecy. Installation des patchworks sur les bords du lac. © Radio France - Richard Vivion

Le pont des Amours mais aussi plusieurs autres lieux du centre ville ont été habillés avec des patchworks en laine, tricotés par une soixantaine de volontaires. Cette forme d’art urbain s’appelle le "Tricot Graffiti". A Annecy, il servira aussi à parler de développement durable.

Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Depuis ce jeudi, plusieurs sites emblématiques d’Annecy ont mis leur petite laine. Au pont des Amours par exemple, deux patchworks multicolores et longs de plusieurs mètres recouvrent la rambarde du pont. "Je n’ai jamais vu cela à Annecy", rigole une  promeneuse. "Le principe du "Tricot Graffiti" (concept né sur le continent nord américain) est de recouvrir et décorer le mobilier urbain ou certains lieux avec des pièces tricotées", explique Lucille Sarrazin du service Environnement durable de la mairie d’Annecy.

Ce projet qui doit servir de préambule à la "Semaine du développement durable" (du 1er au 8 avril), a nécessité la participation d’une soixantaine de petites mains. Et des mètres et des mètres de laine. "De la laine uniquement de récup", précise James membre de l’Accorderie d’Annecy. "Développement durable oblige, c’est de la récup pure et dure. Des pelotes dénichées au fond des placards c’est aussi pour dire aux gens qui ont plein de choses chez eux qu’ils peuvent le donner aux associations et arrêter d’accumuler, de gaspiller."

"Tricot Graffiti" à Annecy. Reportage de Richard Vivion.

Le pont des Amours à Annecy et ses "Tricot Graffiti".  - Radio France
Le pont des Amours à Annecy et ses "Tricot Graffiti". © Radio France - Richard Vivion

Intergénérationnel

Autre objectif du "Tricot Graffiti" annécien : susciter des rencontres. "C’était totalement  intergénérationnel", se réjouit James. "En travaillant tous ensemble, on a découvert des personnes différentes. Les jeunes générations qui ne savent ni broder ni tricoter ont travailler avec des dames de soixante, soixante-dix ans. Et c’était génial."

Vous avez trois semaines pour découvrir les différents lieux et décors du "Tricot Graffiti" annécien. Ces œuvres éphémères seront ensuite démontées. Et la laine sera recyclée.