Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Ardèche : elle envoie une petite culotte au Premier ministre pour demander la réouverture de sa boutique

-
Par , France Bleu Drôme Ardèche

À travers la France, des dizaines de propriétaires de magasins de lingerie, regroupés dans un collectif, envoient à Matignon des petites culottes par courrier pour réclamer la réouverture de leurs magasins, pour l'instant fermés à cause du coronavirus.

La culotte vert pastel "pour symboliser l'espoir" envoyée à Jean Castex.
La culotte vert pastel "pour symboliser l'espoir" envoyée à Jean Castex. - Valérie Riboulet

"La culotte, c'est quand même la première chose qu'on met le matin", s'emporte Valérie Riboulet, propriétaire d'un magasin de lingerie à Alissas, en Ardèche. Et comme quelques dizaines d'autres gérants de ce type de boutique, elle a envoyé cette semaine du 19 avril une petite culotte "verte comme l'espoir" au Premier ministre Jean Castex, à Matignon. "Pour montrer notre mécontentement de façon humoristique et symbolique", explique cette Ardéchoise, qui fait partie du collectif "Action culottée".

"Depuis ce nouveau confinement, les librairies ou encore les coiffeurs ont rouvert... mais pourquoi pas les lingeries ? Pourquoi ce n'est pas considéré comme essentiel?", demande Valérie Riboulet. La commerçante réclame donc la réouverture de sa boutique, mais aussi plus "d'équité" entre les différents commerces. Elle dénonce des "grandes surfaces ouvertes qui vendent des sous-vêtements dans certaines régions en France."

"Nous sommes culottés, mais pas résignés !"

Valérie Riboulet s'inquiète aussi de l'avenir des boutiques de lingerie : "Les finances iront mal dans les prochaines semaines. Moi j'ai commandé toutes les collections, et les échéances tombent. De mon côté j'arrive pour l'instant à payer mes fournisseurs, mais je pense aux lingeries qui ont des employés et beaucoup de charges." C'est aussi compliqué "moralement", explique la commerçante. "J'ai fait beaucoup d'efforts pour ma boutique. Pendant plus de trois ans je ne me suis pas versé de salaire, et actuellement il s'agit du Smic... Beaucoup d'efforts donc pour finalement peu de retour financier", regrette-t-elle.

La situation des commerces dits "non essentiels" est d'autant plus difficile, que la date de réouverture a été repoussée : le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué vendredi 16 avril que les commerces censés rouvrir le 3 mai resteront fermés au moins jusqu’à la mi-mai.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess