Insolite

À Bietlenheim, le restaurant éphémère "Au Cerf" ouvre pour une dizaine de jours

Par Olivia Cohen, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass mardi 26 janvier 2016 à 14:44

Le rythme : 30 à 60 couverts par service pendant 10 jours
Le rythme : 30 à 60 couverts par service pendant 10 jours © Radio France - Olivia Cohen

À Bietlenheim, le restaurant éphémère "Au Cerf" ouvre ses portes une fois tous les trois ans, pour une dizaine de jours. Cette année, la winstub a 120 ans : elle est accessible aux curieux et aux gourmets jusqu'au 31 janvier, avec au service et en cuisine la famille Muhl, propriétaire des lieux.

À Bietlenheim, près de Brumath, dans le Bas-Rhin, le restaurant éphémère "Au Cerf" est une institution très demandée, car il n'ouvre ses portes qu'une fois tous les trois ans, pour une dizaine de jours. Le bistrot a ouvert le 22 janvier dernier : nostalgiques et amateurs de terroir ont jusqu'au 31 janvier pour venir se restaurer sur des tables impeccablement cirées par Evelyne et André Muhl, propriétaires. Le prix des menus est accessible : de 7,50 à 12 euros.

Des plats traditionnels sont servis tous les jours : ici, le pot au feu - Radio France
Des plats traditionnels sont servis tous les jours : ici, le pot au feu © Radio France - Olivia Cohen

Une aventure familiale

Evelyne le confie :"Pendant l'ouverture, toute la famille est mise à contribution. Mon neveu est en cuisine avec moi, mon mari en salle avec gendres et petits-enfants. Chaque fois, avant, je soupire face au travail qui m'attend, mais sur le moment, je suis heureuse. C'est comme une réunion de famille !"

Ce week-end, 9 membres de la famille ont épaulé les grands-parents Muhl - Radio France
Ce week-end, 9 membres de la famille ont épaulé les grands-parents Muhl © Radio France - Olivia Cohen

En cuisine et en salle : le coup de feu ! Pour le plus grand bonheur des clients

Cette année, la winstub parfaitement conservée fête ses 120 ans.

Les clients ont le sourire. La plupart connaissent les lieux depuis l'enfance, c'est le cas de Sonia, un brin nostalgique : "Mes parents m'y emmenaient petite, ça me rappelle l'époque d'autrefois". Pour Charles, "Ce type d'établissements dans les villages, ça devrait être sponsorisé par le gouvernement !"

La relève est prête

Valentin est l'aîné de la tribu des petits-enfants. Le jeune homme de 24 ans se dit très attaché à l'héritage familial : "Beaucoup de jeunes aiment les endroits comme ça, 'vintage', ça leur paraît authentique. Mes amis jugent ce bistrot très tendance, grâce à son côté 'vieillot' et surtout grâce au fait que les opportunités d'y manger sont rares". Valentin rêve d'ouvrir la winstub en été, aidé par une bande de copains et par sa jeune soeur Margot. Nathan, leur petit cousin de 12 ans, n'est pas en reste : il se voit déjà agriculteur, reprenant l'exploitation de son grand-père, et s'occupant du restaurant. Pour eux, une chose est sûre : pas question de vendre !

Avec les petits-enfants de la famille, la relève est assurée. Reportage.