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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement en Dordogne : la farine manque, le Moulin de l'Evêque à Vezac tourne à plein régime

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Par , France Bleu Périgord
Vezac, France

Pendant le confinement, les Français se ruent sur la farine pour cuisinier des gâteaux et occuper leur temps libre. Face à la demande, le Moulin de l'Evêque, un moulin du XIVe siècle situé à Vezac, tourne à plein régime. Le meunier, Elie Coustaty ne chôme pas, sa famille non plus.

Le Moulin de l'Evêque tourne a plein régime pendant ce confinement
Le Moulin de l'Evêque tourne a plein régime pendant ce confinement © Radio France - Nicolas Peuch

Ce moulin du XIVème siècle, totalement rénové depuis 2014, Elie Coustaty produisait au départ 20kg de farine par semaine. Aujourd'hui, en pleine pénurie de farine, le meunier et sa famille sont en capacité de sortir 100kg de farine par jour ! C'est Elie Coustaty qui le dit lui même : "Il faut oublier la chanson "Meunier tu dors", le meunier ne dors jamais" plaisante-t-il. 

Un moulin du XIVème siècle

Le Moulin de l'Evêque est un moulin du XIVe siècle qui, pendant le Moyen-Age, appartenait à l'évêque de Sarlat. Abandonné un peu après la Seconde Guerre Mondiale, Elie Coustaty et sa femme Pierrette achètent la bâtisse en 1994. Après 20 ans de travaux, le moulin produit ses premiers sachets de farine en 2014. "Ce moulin est situé sur un ruisseau qui s'appelle le Pontou qui prend sa source à St André d'Allas. Ce ruisseau pas très long ne sèche jamais. Je peux faire de la farine été comme hiver" explique le meunier.  

Ce dernier travaille avec une vraie tenue de meunier : tout vêtu de blanc, un foulard rouge autour du cou et des sabots de bois vissés au pied. "Ce n'est pas le folklore, je l'utilise quand des enfants viennent visiter et je la garde pour le confinement!" raconte Elie Coustaty. 

Une production multipliée par 25 !

En plein confinement et alors que la farine manque dans les supermarchés, ce moulin a multiplié sa production par 25 passant de 20kg par semaine à 100 kg par jour ! : "Ce n'est pas l'industrie, on produit ce que le moulin peut produire !" précise Eric Coustaty, meunier et retraité. "Le confinement a permis de tester qu'elle était sa capacité journalière" ajoute sa fille, Marie-Rose. 

Toute la famille met la main à la patte

La famille est confinée et tout le monde donne un coup de main à Elie Coustaty : "Papa s'occupe du moulin donc il décortique le grain grâce aux meules de silex, mon mari Serge s'occupe de la restauration du patrimoine. Ma maman et moi, on ensache la farine. Je vais ensuite la livrer." Des boutiques de producteurs locaux ainsi que les rayons des boulangeries sont approvisionnés grâce à cette farine bio et artisanale. "On a eu des demandes en Charente-Maritime et dans les Landes mais on ne peut pas aller si loin" continue Marie-Rose. 

Toute la famille confinée produit de la farine. De gauche à droite : Elie, Pierrette, Marie-Rose et Serge.
Toute la famille confinée produit de la farine. De gauche à droite : Elie, Pierrette, Marie-Rose et Serge. - Moulin de l'Evêque

Le moulin demande une surveillance de tous les instants et alors que la production est intensive, Elie Coustaty, 78 ans, n'est guère fatigué : "On porte tous les seaux de grains et de farine à la main donc il a une grande forme physique" explique Marie-Rose. "C'est faisable. Ce n'est pas le bagne !" s'amuse Elie en réponse à sa fille. 

"Acteur de l'économie locale"

Cette production est une fierté pour toute la famille car elle dit participer au bien-manger de la population : "Sur notre territoire, on peut à la fois bien manger et puis aussi être acteur de l'économie locale. En achetant, on réapprend à confectionner des denrées de base : pain, brioche et gâteaux. Pour nous, le virus du Covid-19, c'est l'accélérateur de quelque chose que l'on sentait depuis des années. Le consommateur se rend compte que, pour se nourrir, il a tout autour de lui. Il peut bien consommer et bien faire vivre son territoire" explique Marie-Rose. 

Ecoutez le reportage de Flavien Groyer

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