Insolite

Des Francs-Comtois tombent dans le piège d’une blague sur internet

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Besançon samedi 28 février 2015 à 10:36

Contrôle d'alcoolémie : photo d'illustration
Contrôle d'alcoolémie : photo d'illustration © Maxpp

C’est un journal satirique en ligne, l’Écho de la Boucle, à Besançon qui a bien eu des dizaines d’automobilistes de Haute-Saône. Les plaisantins ont fait croire que le taux légal d’alcoolémie au volant passait à 2.5 grammes dans le département. Des conducteurs ont alors appelé la gendarmerie et la préfecture pour récupérer leur permis de conduire.

Plus c’est gros plus ça passe. Et cette fois, la blague a vraiment bien marché. Mardi, le site internet satirique de Besançon, l’Echo de la Boucle, publie un article sur internet et sur les réseaux sociaux. « Haute-Saône : le taux d’alcoolémie légal de 0.5 à 2.5 g/l ». Les faux journalistes y expliquent que les négociations ont été âpres, mais que la conclusion de cet accord entre la gendarmerie, la préfecture et les usagers de la route témoigne « de la volonté de prendre en compte les spécificités locales  ».

Des automobilistes demandent leur permis retiré à la gendarmerie

Aussitôt publié, aussitôt partagé. L’article fait le buzz sur internet. Les adolescents du département se renvoient l’article et se félicitent de pouvoir désormais boire plus que de soif. A la gendarmerie et à la préfecture de Haute-Saône, des automobilistes culottés appelent même pour réclamer le permis qu’on leur a retiré pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Des revendications qui n’ont franchement pas fait rire les forces de l’ordre, obligées de réagir.

C’est sur les réseaux sociaux, du coup, que la gendarmerie de Haute-Saône répond, publiant un article pour démentir cette fausse rumeur. « Bien évidemment, la Gendarmerie s'inscrit en faux et les pouvoirs publics n'ont absolument pas validé une telle mesure , expliquent les forces de l’ordre. [Une mesure…] qui serait totalement contraire à l'objectif poursuivi, à savoir de réduire la mortalité sur les routes, notamment liée aux consommations d'alcool.  » Devant autant d’émoi, les faux journalistes eux-mêmes se sentent obligés de rectifier. Ils répondent aux nombreux commentaires outrés des conducteurs vexés et publient un nouvel article. La polémique est close.

Mais parce qu’il fallait bien apaiser un peu les tensions, et montrer qu’ils ne sont pas rancuniers, les gendarmes se sont laissés tenter, eux aussi, par une blague. Deux jours après le buzz, ils informaient les internautes que leur page Facebook serait fermée les 29, 30 et 31 février…