Insolite

Des Nantais réclament le stationnement payant, la mairie refuse

Par Alexandre Blanc, France Bleu Loire Océan vendredi 4 septembre 2015 à 6:30

Stationnement payant
Stationnement payant © MaxPPP

À cause des places de stationnement gratuites prises d'assaut, les habitants d'un quartier de l'Est nantais réclament des parcmètres dans leurs rues. Plutôt payer que de se garer loin de chez soi !

À côté de la caserne Richemont, non loin de la gare de nantes, il y a désormais les rues payantes et les rues gratuites. Le 17 août, des horodateurs sont entrés en service dans la rue de Coulmiers et la rue Gambetta. Les automobilistes se reportent vers les trottoirs voisins encore gratuits , dans la rue des Rochettes, la rue du Troisième Dragon et la rue Pipay. Les résidents peinent désormais à se garer devant chez eux. 

"C'est vraiment un bazar sans nom. Les gens se garent n'importe comment partout" — François-Xavier, automobiliste et résident d'une rue gratuite

L'un des résidents du quartier pris d'assaut a même adressé un courrier à la mairie de Nantes pour réclamer le passage en zone payante. "C'est vrai que ce n'est pas banal ; c'est un peu comme si on allait demander des impôts en plus , mais ce serait la solution la plus simple", confie Antoine Perfettini dans un sourire. Le jeune homme observe attentivement les nouvelles habitudes prises dans son quartier : Antoine Perfettini voit désormais se garer les voisins des rues devenues payantes à la recherche d'un hâvre de gratuité, mais ce qui l'horripile par dessus tout, ce sont les abus. "Des usagers de la gare, des étudiants laissent parfois leur voiture toute une semaine alors qu'un arrêté municipal limite à 24 heures la durée de stationnement sur une place", enrage le jeune majeur. Avec son père, Antoine Perfettini a beau signaler les contrevenants à la police, les deux hommes déplorent que la fourrière n'interviennent qu'au bout de trois semaines. 

Rue payante, rue vide ; rue gratuite, rue pleine - Radio France
Rue payante, rue vide ; rue gratuite, rue pleine © Radio France

La gratuité a un prix 

Des places libres, il y en a juste à l'angle de la rue. Ce sont celles qui sont devenues payantes cet été. Pour échapper à sa son trottoir bondé, Martine est même prête à s'acquitter d'un abonnement de 190 euros par an pour avoir le droit de se garer un peu plus loin, en zone payante. "La mairie m'a dit non", déplore la résidente de la rue du Troisième Dragon. "Les abonnements sont réservés aux habitants de la rue de Coulmiers". 

La mairie refuse d'élargir sa zone de stationnement payant. Comme il n'est pas question de faire de Nantes une ville au stationnement 100 % payant, "il y aura toujours des résidents habitant en limite de secteur", explique le courrier de réponse adressé à Antoine Perfettini. Les habitants n'ont pas dit leur dernier mot. Ils tiennent tant à payer qu'ils préparent une pétition. 

 

Ils veulent payer pour se garer