Insolite

Des restaurateurs sarthois ont failli faire des frites avec... une grenade

Par Marie Mutricy, France Bleu Maine, France Bleu Nord et France Bleu mercredi 3 août 2016 à 17:28

Les gérants du Frenchies Burger de La Flèche auraient pu éplucher... une grenade, qui se trouvait dans leur filet de pommes de terre
Les gérants du Frenchies Burger de La Flèche auraient pu éplucher... une grenade, qui se trouvait dans leur filet de pommes de terre © Radio France - Marie Mutricy

Les gérants et cuisiniers du Frenchies Burger, un restaurant rapide de La Flèche, se sont fait une frayeur il y a quelques jours en commençant à éplucher les pommes de terre. Car parmi les patates se trouvait une grenade ! Heureusement, la munition était inoffensive.

Les deux gérants du Frenchies Burger proposent des produits faits maison depuis un an et demi, des steacks en passant par le pain et les frites. Il faut donc éplucher des pommes de terre tous les matins. Mais il y a quelques jours, c'est une patate particulière qu'ils ont trouvé dans leur filet : une grenade de la Seconde Guerre mondiale. Heureusement, la munition était inoffensive. Les démineurs de Nantes ont emporté l'engin mardi.

Une "pomme de terre" d'un kilo

Joffrey Manceau prépare les frites fraîches comme chaque matin depuis que les deux amis ont ouvert leur restaurant.

Je me suis rendu compte tout de suite que c'était une munition et je me suis dit 'oula', là, y'a souci.

Son associé, Kevin Beatrix ne le croit pas tout de suite "je lui ai dit qu'il plaisantait, j'ai pris ça sur le ton de la plaisanterie". La grenade est recouverte de terre, elle a la forme d'une pomme de terre, "elle ressemblait vraiment à une pomme de terre à l'oeil. Nous on s'en est rendu compte parce qu'elle pèse un kilo" précise encore le gérant. Ce qui explique peut-être pourquoi les tamis du producteur de pommes de terre de Wawrin, dans la Nord, n'y ont vu que du feu.

"Allo, j'ai une grenade dans mon filet de pommes de terre"

Ils préviennent immédiatement la gendarmerie. Dans un contexte post-attentat, le coup de fil n'est pas facile "mais les gendarmes sont aussi clients, donc j'ai bien précisé que ce n'était vraiment pas une blague". Après étude, il s'avère que la munition date de la Seconde Guerre mondiale, et qu'elle est trop vieille pour se déclencher. Les démineurs sont venus la reprendre mardi.

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