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Effaroucheur d’oiseaux : découverte d’un métier méconnu

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Par , , France Bleu Paris

Une activité qui allie à la fois sécurité et gestion de l’environnement

Clément Collin
Clément Collin © Radio France - Quentin Lhuissier

Alors que des avions décollent ou atterrissent, l’effaroucheur d’oiseaux travaille directement sur les pistes, son gilet orange fluo sur le dos. 

Il doit veiller à la sécurité des passagers et s’assurer qu’aucun oiseau ne reste près des pistes afin d’éviter toute collision avec les aéronefs. 

Sur Orly, les effaroucheurs pratiquent le non-prélèvement c’est à dire que leurs actions sont là pour faire peur aux oiseaux mais en aucun cas, ils ne leur font du mal. 

Clément Collin
Clément Collin © Radio France - Quentin Lhuissier

Ils tournent de 6h à 23h30 autour des pistes et obligatoirement 30mn avant le lever et 30mn après le coucher du soleil. 

La prairie de la zone aéroportuaire d'Orly mesure 620 hectares soit l’équivalent de 868 terrains de foot. 160 hectares sont en surveillance. 

11 agents et 2 encadrants sont assermentés à Orly pour exercer ce métier insolite. Quentin Lhuissier a pu suivre l’un d’eux. Il s’appelle Clément Collin. 

Clément Collin, effaroucheur d’oiseaux à Orly

Les équipes ont réfléchi à un système d’installation sur des remorques de façon à être extrêmement flexible et pouvoir être déplacé, de piste ou même de terrain si d’aventure les habitudes des oiseaux venaient à changer. 

Des équipements différents 

En effet, plusieurs méthodes d’effarouchement sont utilisées comme la lumière (lampes, gyrophares, lasers), le bruit (haut-parleurs, signaux sonores), ou, en dernier recours, la pyrotechnie (fusées, pétards). 

Dans cette dernière catégorie, il y a le “pistolet 9mm d’alarme” qui projette une petite fusée en carton. Cette dernière existe en plusieurs modèles chacun proposant un bruit différent. Il y a même des ultra-sons. 

Les oiseaux ont alors peur et s’envolent aussitôt écartant tout danger. 

Par ailleurs, 4 écrans ont été installés sur les zones critiques que peuvent constituer les « couloirs de passage d’oiseaux » afin d’empêcher l’installation des oiseaux sur cette partie de la piste 06-24, la plus exposée aux risques de collisions aviaires notamment aux moments des décollages. 

92 espèces recensées 

2.000 volatiles sont présents en moyenne sur la plateforme. 

En 2018, 101 collisions ont eu lieu contre 79 en 2019. Depuis 2015, ces collisions n’occasionnent plus de dégâts importants sur les aéronefs. 

En 2017, un seul pigeon avait occasionné 5 jours de maintenance sur un avion EZY. 

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