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Insolite

Grève SNCF : ce Sarthois fait 200 km à vélo pour se rendre à son travail

jeudi 12 avril 2018 à 16:15 Par Julien Jean et Julie Le Duff, France Bleu Maine

La grève SNCF le prive de train pour aller travailler à 200 km de son domicile ? Pas de quoi décourager cet habitant du Breil-sur-Mérize (Sarthe), cycliste amateur, qui a déjà pris son vélo à deux reprises pour faire le trajet.

Il habite en Sarthe et travaille dans les Yvelines : faute de train les jours de grève à la SNCF, ce militaire fait près de 200 km à vélo pour aller travailler !
Il habite en Sarthe et travaille dans les Yvelines : faute de train les jours de grève à la SNCF, ce militaire fait près de 200 km à vélo pour aller travailler ! - David Barrelet

Depuis que la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF a débuté, certains posent un jour de congé, font du télétravail ou du covoiturage. Mais pas David Barrelet. Cet habitant du Breil sur Mérize a choisi le vélo, qu'il pratique par ailleurs en club. Sauf que là où l'histoire prend une autre dimension, c'est que son trajet domicile-travail fait tout de même la bagatelle de 200 kilomètres : l'équivalent d'une belle étape du Tour de France.

7h30 sur le vélo à l'aller...

David Barrelet vit la semaine en région parisienne, il est militaire à St Cyr L'Ecole, dans les Yvelines. D'habitude, il prend le TER à Connerré-Beillé le lundi matin, et rentre par le même moyen de transport le vendredi soir : "J'emporte toujours mon vélo", raconte-t-il au micro de France Bleu Maine, "c'est mon moyen de transport en région parisienne". Un vélo qui lui a bien rendu service quand il a fallu rentrer en Sarthe pour le week-end de Pâques, le vendredi 30 mars, jour de grève sur la ligne Paris-Chartres-Le Mans

"Je comprends les cheminots qui font grève, il faut bien défendre son bifteck, mais je suis toute la semaine loin de chez moi", explique David Barrelet, "je voulais absolument rentrer, donc je me suis dit que j'allais suivre la ligne de chemin de fer et sauter dans un TER si jamais j'en voyais un. Arrivé à Sceaux-sur-Huisne (à la frontière de l'Eure-et-Loir et de la Sarthe, NDLR), je me suis dit : tant qu'à faire, autant aller jusqu'au bout". De quoi impressionner son voisin, le coureur cycliste professionnel Benoit Jarrier : "Il m'a dit que quand lui passait 7h30 sur le vélo, c'était pour préparer le Tour de France. Ben moi, c'est pour rentrer à la maison !" s'amuse le militaire.

... 6h15 au retour !

Le mardi 3 avril, premier jour de la grève contre la réforme de la SNCF, David Barrelet s'est décidé sur le quai de la gare de Connerré, voyant qu'il n'aurait pas de train pour repartir au boulot, et qu'il ne pourrait pas poser de jour de congé. "J'ai regardé les annonces de covoiturage, ce n'était pas pratique et les gens que j'ai appelés ne voulaient pas que je mette mon vélo dans le coffre. Donc là, j'ai pris le temps de mieux étudier mon itinéraire", explique-t-il, "j'ai même pris certains tronçons de la course Paris-Connerré. J'ai mis 6h16 et roulé 180 kilomètres, alors qu'à l'aller j'en avais fait 196. En plus j'avais un vent favorable".

Prêt à recommencer 

Pour ce vendredi 13 avril, nouveau jour de grève, David Barrelet est prêt à remonter sur le vélo si nécessaire. "Si je vois que je n'ai pas de train, je prends mon vélo" dit-il. "Quitte à essayer de prendre un Transilien jusqu'à Rambouillet, ça ne fera plus que 130 kilomètres jusqu'à chez moi".