Insolite

Haribo perd la guerre des oursons gélifiés contre Lindt

Par Marina Cabiten, France Bleu mercredi 23 septembre 2015 à 11:42

Des oursons gélifiés
Des oursons gélifiés © Max PPP

La Cour allemande fédérale de justice, plus haute juridiction du pays, a débouté mercredi le confiseur allemand Haribo qui reprochait depuis des années au groupe suisse Lindt de copier ses oursons en gélatine.

La guerre des oursons s'est soldée ce mercredi sur une victoire de Lindt. Le chocolatier n'a pas copié les célèbres bonbons gélifiés de Haribo, a estimé la Cour allemande fédérale de justice. Cela faisait des années que le confiseur allemand et le groupe suisse s'affrontaient judiciairement sur ce sujet. 

Goldbären versus Teddy

"La vente par Lindt de figurines en chocolat ayant une forme d'ours emballées dans un papier doré avec un ruban rouge ne représente pas une atteinte ni à la marque 'L'ours d'or' de Haribo ni une imitation illicite des produits gélifiés", a indiqué la cour. Cette bataille judiciaire avait débuté fin 2012. L'allemand Haribo, avec ses oursons en gélatine aux différents goûts de fruits baptisés "Goldbären" en allemand (les ours en or), avait porté plainte fin 2012 contre le chocolatier suisse pour avoir copié sa célèbre marque. 

En cause, l'ours Lindt, commercialisé sous le nom de "Lindt Teddy", introduit dans les rayons allemands à l'automne 2012 pour les fêtes de Noël. Cet ours en chocolat au lait est inspiré du "lapin" best-seller de Lindt, au moment de Pâques, un lapin en chocolat enrobé de papier doré avec un ruban rouge autour du cou orné d'une petite clochette. 

Les oursons Teddy de Lindt - Aucun(e)
Les oursons Teddy de Lindt

Une histoire de bonbon au sommet de la hiérarchie judiciaire

En première instance, le tribunal de Cologne avait donné raison à Haribo, estimant que les consommateurs risquaient très probablement de confondre les deux marques. Mais en appel, l'allemand avait été débouté, la cour ne voyant cette fois-ci "pas de ressemblance suffisante". C'est alors que pour mettre un point final à la dispute, l'affaire avait été portée au printemps 2014 devant la Cour fédérale, équivalent de la cour de cassation soit la plus haute juridiction du pays. Celle-ci a donc décidé mercredi de "rejeter pour l'essentiel la révision du jugement en appel".