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Insolite

Sarthe : il a reconstruit un village pendant plus de 40 ans

lundi 28 août 2017 à 3:48 - Mis à jour le lundi 28 août 2017 à 8:02 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Maine et France Bleu

Depuis des décennies, un habitant de Lamnay retape les vieux bâtiments du hameau de la Davière. Aujourd’hui, son petit village comprend 14 bâtiments, 4 ruelles, une dizaine d’étangs, sur une surface de huit hectares. Et est à vendre.

Le hameau comporte 14 bâtiments, une dizaine d'étangs et 4 ruelles
Le hameau comporte 14 bâtiments, une dizaine d'étangs et 4 ruelles © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Lamnay, France

Pour accéder au hameau, il faut s’éloigner un peu de la départementale. Une fois le porche passé, le visiteur est transporté dans une autre époque. On pourrait croire ce petit village tiré du Seigneur des Anneaux.

Boulangerie, bar, tabac... Michel a décoré son village avec des enseignes d'époque. - Radio France
Boulangerie, bar, tabac... Michel a décoré son village avec des enseignes d'époque. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Pourtant, lorsque Michel Alteirac fait l’acquisition de ce qui deviendra le hameau, on est loin de l’ambiance bucolique. « Il y avait une maisonnette, la grange à côté, et un troisième bâtiment en ruine, que l’on continue d’appeler la ruine », détaille celui qui dépensa, à l’âge de 25 ans, l’équivalent de 4600 euros.

Des maisons équipées de bric et de broc

Au fur et à mesure, le parc immobilier s’agrandit. Michel rachète les maisons limitrophes, fait de gros travaux de mises aux normes. « Je n’avais pas le choix, fallait que je finisse ce que j’avais commencé, s’emporte-t-il. J’essaie d’aller au bout du projet. Même s’il n’y a pas de bout, on pourrait y passer plusieurs vies. »

Sur les murs, Michel a apposé des plaques de rues, pour donner l'impression de visiter un vrai village - Radio France
Sur les murs, Michel a apposé des plaques de rues, pour donner l'impression de visiter un vrai village © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Aujourd’hui, le hameau de Michel comprend 14 bâtisses, qu’il a transformé en maisons d’hôtes. « On peut faire dormir 60 personnes, voire plus, tout dépend du besoin d’intimité de chacun », s’amuse-t-il. A l’intérieur, des meubles récupérés à gauche à droite. Les grandes tables et meubles de salles de bain ? « Emmaus, au Mans. » Les plaques de nom de rue accrochées un peu partout ? « Un ami qui travaille à la mairie. »

Trop de normes de sécurité à respecter

Mais en 2006, Michel arrête la maison d’hôtes. Trop de contraintes. « Bientôt on nous demandera d’avoir un hélicoptère en cas de problème. » L’ancien traducteur des Nations Unies peste contre les normes de sécurité, de plus en plus invasives. « Regardez ces magnifiques « sorties de secours » ! On traite une maison du XVème siècle comme un hôtel de dernière génération. Il faudrait faire sans arrêt des aménagements. A un moment faut arrêter les frais, sinon on dénaturera l’esprit du bâtiment. » Il n’accueille plus que des amis et de la famille.

Le village sert aujourd'hui de maison d'hôtes pour les amis et la famille.  - Radio France
Le village sert aujourd'hui de maison d'hôtes pour les amis et la famille. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Agé de 69 ans, Michel veut désormais passer la main. Il a mis son hameau en vente. « Je pense qu’un groupe d’amis ou qu’une association pourrait être intéressés. » Comptez 1,2 millions d’euros pour vous offrir votre propre petit village.