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Insolite

INSOLITE - En Mayenne, ils construisent des maisons comme celles des Hobbits

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Par , France Bleu Mayenne

Le domaine des Pierres Jumelles à Sainte-Gemmes-le-Robert en Mayenne propose un stage cette semaine pour construire des Kerterres, des habitations faites de chanvre et de chaux et qui ressemblent à des maisons de Hobbits ou de Schtroumpfs.

Les stagiaires commencent par le soubassement en pierre.
Les stagiaires commencent par le soubassement en pierre. © Radio France - Willy Moreau

Sainte-Gemmes-le-Robert, France

La Kerterre n'est pour l'instant qu'un cercle de pierres mais d'ici la fin de semaine, la structure ressemblera à un dôme de chanvres et de chaux. Une vingtaine de personnes participent en Mayenne à un stage pour apprendre à bâtir ces constructions aux faux airs de maisons de Hobbits ou de Schtroumpfs

Écologique et économique

Ils viennent de Paris, de Montpellier, de Belgique ou encore de Suisse. Ces stagiaires bâtisseurs vont vivre une semaine sur le domaine des Pierres Jumelles à Sainte-Gemmes-le-Robert, dans les Coëvrons en Mayenne. Avec Maïté, la formatrice, ils apprennent les rudiments de la construction des Kerterres. 

Comme un faux air du Hobbit en Mayenne...

Le premier jour est consacré au soubassement en pierres. L'étape est essentielle explique Maïté : "C'est nécessaire pour éviter que le chanvre ne touche le sol directement parce que c'est une matière qui absorbe beaucoup l'eau et ça risque de faire des remontées par capillarité"

La construction est-elle fragile pour autant ? "Non c'est très solide, rassure Maïté. La chaux humide ressemble à de la pâte à modeler mais une fois sèche, elle se transforme en pierre. Notre plus vieille kerterre a plus de 25 ans. Sans entretien, elle est toujours intacte". Le chanvre, cultivé à Commer, à quelques kilomètres de Sainte-Gemmes-le-Robert, est plus écologique que le bois et tout est pensé pour réduire l'impact sur l'environnement. 

Les stagiaires mélangent la chaux pour fixer les pierres entre elles. - Radio France
Les stagiaires mélangent la chaux pour fixer les pierres entre elles. © Radio France - Willy Moreau

Frédéric Bonnand, le gérant du domaine, un ancien du bâtiment, le confirme : "Pour les problèmes d'infiltrations d'eau, dans le bâtiment, on utilise du plastique. Là nous mettons par exemple des petites pierres sous les fondations pour drainer l'eau". Reste le problème de la chaux soulevé par la Belge Élise. "Pourquoi ne pas utiliser plutôt du torchis par exemple ?", s'interroge-t-elle. Réponse de Maïté : "Ça n'a pas la même solidité et on ne peut pas faire des murs qui penchent. C'est à la base une technique de coffrage"

L'autre avantage c'est le coût des matériaux. Comptez en moyenne 500 euros pour une petite Kerterre

De l'huile de coude

Tout est réalisé à la main. "Ça fait les bras, en rigole Martine, une Vosgienne. Ce n'est pas très compliqué pour l'instant. Je suis tombée amoureuse des Kerterres. Je trouve ça très joli. J'aimerais en faire une petite pour mes poules (rires) et pourquoi pas un autre pour un petit gîte"

Les stagiaires utilisent de l'huile de coude pour bâtir leur Kerterre.

Vivre en plein milieu de la nature, en respect de l'environnement, c'est aussi ce qui a poussé Hugo de Montpellier à faire du stop jusqu'en Mayenne : "Faire quelque chose à mon échelle, c'est important pour moi". D'après Maïté, la formatrice, il faut en moyenne une cinquantaine de jours pour construire seul une Kerterre de 3,50m de diamètre.

Le stage coûte environ 300 euros la semaine. "Cela comprend le salaire de Maïté, l'hébergement et le repas du midi", explique Frédéric Bonnand. À terme, le Mayennais aimerait louer ces Kerterres pour des logements insolites. La semaine se termine vendredi par un concert de steeldrums du groupe mayennais Le P'tit cri du steel. C'est ouvert au public à partir de 20h00.