Insolite

INSOLITE - Les vikings sont-ils les grands-parents des Manchois ?

Par Benoît Martin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin mardi 21 avril 2015 à 14:44

Navires vikings (illustration).
Navires vikings (illustration). © Peter Kirschner-MaxPPP

Quelles sont les origines des habitants du Cotentin dans la Manche ? Dans quelle mesure ont-ils du sang viking ? C'est tout l'objet des recherches menées par des scientifiques du Royaume-Uni actuellement.

"Retrouver l’héritage scandinave des populations du Cotentin ". C'est le nom du programme mené par l'Université de Leicester (Royaume-Uni), en étroite collaboration avec le Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales de l’Université de Caen Basse-Normandie. Avec ses nombreux lieux aux noms d’origine scandinave , et l’une des plus fortes densités de familles aux patronymes dérivés de cette même langue, l’héritage laissé par les Vikings à la péninsule cotentine est évident, de nos jours encore. Mais quelle a été la contribution réelle des Vikings au patrimoine génétique des hommes du Cotentin ? Qu’est ce que cela peut nous dire de la colonisation et du peuplement de cette partie de la Normandie aux IXème et Xème siècles ? Ce sont à ces questions qu’une équipe de recherche de l’Université de Leicester en Angleterre, souhaite trouver des réponses.

De nombreux patronymes vikings dans le Cotentin

Pour cela, cette équipe souhaite collecter des échantillons de volontaires afin d’examiner les marqueurs génétiques des lignées masculines et féminines, qui permettront d’établir un lien entre les personnes vivant à l’heure actuelle et leurs ancêtres Viking. Deux groupes de personnes sont particulièrement intéressants.

Comment vous appelez-vous ?

L’équipe souhaiterait entrer en contact avec des personnes vivants dans le département de la Manche, et qui porteraient un patronyme scandinave. Des noms de familles tels que Anquetil, Dutot, Equilbec, Gonfray, Ingouf, Ansgot, Lanfry, Osouf, Osmont, Quetel, Tougis, Tostain, and Raoult , leurs variantes et bien d’autres encore, sont tout particulièrement intéressants pour leur étude.

Depuis combien de générations dans le Cotentin ?

De la même façon, l’équipe serait ravie d’entrer en contact avec des personnes vivant aujourd’hui dans le nord du Cotentin, dont les quatre grands-parents sont nés et ont vécus (ou vivent encore) dans un rayon de 50 km de leur lieu de vie actuel. Une telle stabilité dans la localisation géographique, et sur une période de trois générations en arrière, est un moyen très efficace d’utiliser l’ADN pour remonter dans le temps, et ce même sur de très longues périodes.

Dépistages salivaires anonymes

Les chercheurs seront présents à Valognes les 15 et 16 juin prochains. Par l’intermédiaire du Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin, partenaire local pour cette opération. Leur espoir : pouvoir rencontrer dès cette date un certain nombre de personnes concernées et intéressées par cette démarche scientifique. Ceux qui ne seront pas en mesure de se rendre à Valognes à la mi-juin, mais qui souhaitent tout de même participer au projet, pourront, sur simple demande adressée au Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin, recevoir un kit de prélèvement d’échantillon, qui seront retournés à l’équipe de recherché par voie postale.

Chaque participant à ce projet recevra un rapport individuel incluant l’analyse de son profil ADN . Cette information ne sera partagée avec personne d’autre, tous les échantillons étant traités anonymement dans le cadre du projet. Les prélèvements sont uniquement salivaires, donc simples, rapides et indolores.CONTACT ►► Retrait des fiches de participation par courriel auprès de l'association Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin