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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Je fais ma petite révolution" : l'homme en maillot de bain au Leclerc de Plougastel revendique sa liberté

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Il fait le buzz sur les réseaux sociaux depuis mardi. Gilles Bonnet, un habitant de Plougastel-Daoulas, s'est rendu dans le supermarché Leclerc de sa commune en maillot de bain ce mardi. Une façon de contester la fermeture des rayons non essentiels et des petits commerces pendant le reconfinement.

Gilles Bonnet a enfilé son maillot de bain pour faire réfléchir sur la fermeture des petits commerces et des rayons de produits non essentiels en grandes surfaces.
Gilles Bonnet a enfilé son maillot de bain pour faire réfléchir sur la fermeture des petits commerces et des rayons de produits non essentiels en grandes surfaces. - Leclerc Plougastel

Vêtu d'un maillot de bain et accompagné d'une pancarte sur laquelle est inscrit "S'habiller, respirer, vivre, c'est essentiel" : Gilles Bonnet a donné de sa personne, mardi 10 novembre, pour défendre sa liberté. 

Il s'est rendu dans cette tenue au magasin Leclerc de Plougastel-Daoulas, dans le Finistère, pour contester la fermeture des petits commerces et des rayons non essentiels en grandes surfaces. "Puisque l'on n'a le droit d'acheter de vêtements nulle part, c'est l'occasion. Je pouvais le justifier, je ne cherche pas le ridicule absolument, je cherche à faire passer un message", se défend le quinquagénaire.

Gilles Bonnet a placé des pancartes devant sa maison pour défendre sa liberté.
Gilles Bonnet a placé des pancartes devant sa maison pour défendre sa liberté.

Cet habitant de la commune ne pensait pas faire le buzz. "Je suis rentré chez moi complètement déprimé, je me suis dit que personne n'avait regardé ni réagi face à ma tenue", glisse-t-il. Finalement, l'enseigne partage une photo de lui dans le magasin. "Je suis content que ça fasse parler. Je ne cherche pas la gloire, seulement à ce que les gens se réveillent", indique Gilles Bonnet.

Des pancartes devant sa maison

Gilles Bonnet est mobilisé depuis plusieurs mois. Lors du premier confinement, il affiche des pancartes de protestation devant sa maison. "Beaucoup ont pensé que j'étais fou, même ma mère a cru que j'avais rejoint une secte, elle ne comprend pas", lance-t-il. 

Gilles Bonnet n'hésite pas à sortir un masque à gaz et des gants pour aller faire ses courses, depuis l'obligation du port du masque dans les commerces.
Gilles Bonnet n'hésite pas à sortir un masque à gaz et des gants pour aller faire ses courses, depuis l'obligation du port du masque dans les commerces.

Plus tard, quand le masque devient obligatoire dans les commerces, il tape plus fort en adaptant sa tenue. "Une tenue masque à gaz Tchernobyl, avec gants. La totale !" Le Finistérien, qui a incité de nombreuses fois les magasins à appeler les gendarmes à cause de sa tenue, se dit prêt à "payer de [sa] personne" pour défendre sa liberté.

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