Insolite

Journée mondiale de l'orgasme : de Montcuq à La Mouille, ces communes vraiment très connotées sexuellement

Par Ludovic Pauchant, France Bleu Auxerre, France Bleu Bourgogne, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu mercredi 21 décembre 2016 à 16:17 Mis à jour le mercredi 21 décembre 2016 à 19:08

La Journée mondiale de l'orgasme est l'occasion pour francebleu.fr de vous faire découvrir ces communes méconnues où le sexe a pris, malgré elles, ses quartiers
La Journée mondiale de l'orgasme est l'occasion pour francebleu.fr de vous faire découvrir ces communes méconnues où le sexe a pris, malgré elles, ses quartiers © Maxppp -

De Montcuq aux Deux-Verges, à cheval entre La Trique et La Mouille, de Poil à Corps-Nuds, puisque ce mercredi célèbre, à l’occasion de la journée mondiale de l’orgasme, le nirvana des corps, francebleu.fr s’est perdu pour vous là où ça chauffe vraiment.

Sur les 365 jours que comptent, bon an mal an, les douze mois d’une année, n’en fallait-il qu’un seul pour célébrer l’harmonie retrouvée, l’épuisant dépassement des rigueurs débauchées, l’allant pâmé du nirvana ? C’est ce qu’aurait pu se demander l’Auteur de ces lignes, en se levant, solitaire mais solidaire des délaissés des bienfaits du plaisir. Il faisait froid et sec, décembre s’alanguissait dans la rumeur de l’hiver qui pointait, quand sonna à l’heure des matines le murmure coquin de l’appel des corps. Il déroula sur la vaste tablée de ses envies une carte de France. Et envisagea une trottée friponne des Deux-Sèvres au Lot.

De La Trique à Montcuq, en passant par Condom

Le chemin béni des orgasmes hivernaux lui parut bien long : de La Trique (Vendée) à Montcuq (Lot), il fallait bien compter 500 longs kilomètres de chemin, sauf à s’enticher d’un détour par Branlette (Haute-Vienne) et raccourcir l’épopée d’un brin, ce qui n’allait pas de soi un jour de partage. Il y renonça donc, quoiqu’en s’économisant la halte branlettaise, il eût pu s’épargner Condom (Gers), pourtant remarquablement préservée.

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Encoléré par la délicatesse des itinéraires polissons, l’Auteur souffla un bon coup. N’y tenant plus, Votre Serviteur se gratta le nez. Et fonça dehors. Diable, il faisait beau ! Fi donc des haltes mortelles où s’en allait se fracasser son innocence, l’ennui à Fourqueux (Yvelines), les pénibles vestiges de Bléneau (Yonne) après l’Orgy (Yonne) quand les Corps (Isère) s’épargnent la Fontaine (Isère) après Les Fessey (Haute-Saône).

Il écarta d’instinct la Moselle et l’Aube : pour jolies qu’elles soient, ni Boucheporn (Moselle), ni Bitche (Moselle), ni Putteville (Isère ; Aube), n’emporteraient dans leurs grâces particulières la délicatesse de cette journée conventionnelle mais soyeuse. Elle s’annonçait, Monteton (Lot-et-Garonne) devant, Corps-Nuds (Ille-et-Vilaine) derrière, Joyeuse (Ardèche) et outrancière. Felines (Ardèche) en La Chambre (Savoie), en somme. Las. Comme un cristal jeté sur le grès, ses rêves de Bèze (Côte-d’Or) s’évanouirent avec le tintement d’une clochette.

Panneau de la Bèze à Marendeuil (Côte d'Or) - Aucun(e)
Panneau de la Bèze à Marendeuil (Côte d'Or) - Wikimedia Commons / Prosopée

Bezons dans Les Râles, avec ou sans Loches

Des amis, pour rêver, il en faut : La Chaudière (Drôme) et Seyssuel (Isère), d’un coup, sonnaient à sa porte. Bezons ! (Val-d’Oise), proposa l’une, un lys aux cheveux, robe d’été levée sur la neige des Charmes (Vosges ; Côte-d'Or ; Ardèche) qu’accompagnent parfois Les Râles (Loiret) des Sens (Yonne). Le second, Barraux (Isère) en berne quand la Chatte (Isère) miaula sur la table, la (Charente-Maritime) par principe confite d’ennui devant les Loches (Indre-et-Loire), gratta l’épaule de son aimable comparse, quand l’Auteur, quoiqu’avisé, proposa du thé, perdu dans l’après-midi qui, déjà, galopait.

Anus, dans l’Yonne, n’emporta pas la majorité des voix, puisque l’une s’abstint. Une tasse puis deux. Un verre, puis trois. Qui Jouy-aux-Arches (Moselle), alors que le Gland (Yonne ; Aisne) sur le chêne, passé le vin, est à la peine ? Des Deux-Verges (Cantal) à La Mouille (Jura), la quête est sans pareille : ivres de tristesse, les trois éconduits des orgasmes en goguette sonnèrent le glas des amourettes. De morale, n’en cherchez pas. Comme nos amis, l’Auteur compris, attendez donc la nuit : tous les pelages y semblent gris. L’affaire est millénaire : dans le Gers, les Yvelines, le Jura, le Lot ou la Vienne, l’itinéraire commencera sur le zinc et se noiera sous un drap. Journée de l’orgasme, ou pas.

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