Insolite

L’université du Havre invente le parfum à l’odeur humaine

Par Valentine Joubin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mardi 21 avril 2015 à 18:34

Katia Apalategui propose de reproduire, sous forme de parfum, l'odeur d'un être cher.
Katia Apalategui propose de reproduire, sous forme de parfum, l'odeur d'un être cher. © Valentine Joubin - Radio France

Kalain, une start-up haut-normande, va commercialiser des parfums à partir de l’odeur d’un être cher. La technique est développée par l’université du Havre principalement pour le secteur des pompes funèbres.

Conserver dans un flacon l'odeur de l'être aimé . Cela rappelle l’histoire du roman de l’écrivain allemand Patrick Süskind qui a été adapté au cinéma en 2006. Une fiction qui va devenir réalité grâce à l’université du Havre . L’unité de chimie organique et macromoléculaire (URCOM) a développé une technique pour reproduire l’odeur humaine à partir du vêtement de l’être cher.

Effluves humaines

« Concrètement on prend le vêtement de la personne, on extrait l’odeur et on la reconstitue sous forme d’un parfum, dans de l’alcool  », explique Géraldine Savary, maître de conférence à l’URCOM. L’universitaire reste évasive quant à la méthode d’extraction des effluves humaines pour des enjeux commerciaux.  

Les « parfums humains  » seront  commercialisés par une start-up baptisée Kalain . La créatrice de l’entreprise, Katia Apalategui, a sollicité l’université du Havre suite au décès de son père. Les photos, les objets ne lui étaient d’aucune utilité durant son deuil, c’est l’odeur de son « papa  » que la commerciale de 52 ans aurait voulu conserver.  

Katia Apalategui souhaite vendre ses parfums d’ici la mi-septembre 2015 dans les entreprises de pompes funèbres en France et ensuite à l’étranger. Au-delà du secteur funéraire, le plus porteur économiquement selon la créatrice, l’odeur humaine pourrait combler aussi l’absence momentanée d’une mère pour son enfant ou être offert le soir de la St-Valentin.

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