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La chevauchée fantastique de Grégoire et Kathleen, de la Bretagne à Moscou, en passant par l'Isère

6000 kilomètres à cheval de la Bretagne à Moscou, en passant par l'Isère, c'est l'aventure dans laquelle se sont lancés, depuis septembre 2020, Grégoire et Kathleen, lui originaire de l'Isère, elle de Bretagne. Ils espèrent rallier la capitale russe dans un an, si tout va bien.

Grégoire et Kathleen, avec Amoer et Brutus
Grégoire et Kathleen, avec Amoer et Brutus -

Grégoire était juriste au Turkménistan, Kathleen travaillait dans le commerce international à Moscou. En mars 2020, à cause du Covid, les deux jeunes gens, âgés de 29 ans, ont dû rentrer en France.

Des chevaux trouvés sur "Le Bon Coin"

Ils décident alors de prendre une année sabbatique. Et comme tous deux sont passionnés d'équitation, l'idée germe de rallier la Bretagne à Moscou à cheval. Ils ont trouvé leurs deux montures sur le Bon Coin ! Amoer -on prononce Amour- et Brutus, 17 et 15 ans, sont deux grands chevaux d'attelage. Le couple a craqué pour eux. "On voulait des chevaux qui s'entendent bien, qui n'aient peur de rien, qui passent partout. On est allés les chercher à Vannes et on ne le regrette pas. Ils sont juste extraordinaires !" s'enthousiasme Kathleen. "Ils nous suivraient, et d'ailleurs, ils vont nous suivre, jusqu'au bout du monde !"

La vie au grand air
La vie au grand air -

Partis en septembre dernier, ils ont déjà parcouru 1300 kilomètres. "On va au rythme des chevaux, par étape de 25 kilomètres par jour. On a notre rituel. Levés vers 7H30, on part vers 10 heures, le temps de bien préparer les chevaux, de bien les seller pour qu'ils ne se blessent pas. On voyage léger. Deux duvets, une tente, quelques vêtements, une carte, une boussole et c'est parti !" explique Grégoire qui apprécie la fin de journée : "Quand on a trouvé un endroit pour passer la nuit, on s'occupe d'abord des chevaux, puis on monte notre tente. On fait un feu et on regarde les étoiles, couchés près de nos chevaux. C'est fort !"

Le cheval, comme un sésame pour aller vers les autres

Comme le cheval est un sésame formidable qui ouvre beaucoup de portes, c'est l'occasion de faire de belles rencontres. "Le but de notre voyage est de découvrir plein de choses, de rencontrer des gens." souligne Kathleen. "Et nous en avons rencontrés de vraiment super! On a fait du woofing dans une ferme-camping, l'Orne, lors du premier confinement. A la fin, on faisait partie de la famille. On a pleuré en partant. "

Le repos des chevaux, après une journée de marche
Le repos des chevaux, après une journée de marche -

Quand le couple a eu des petits soucis avec leurs chevaux, que le matériel blessait, ils sont tombés sur des cavaliers randonneurs qui les ont conseillés, accompagnés. "On montait à cheval avant, mais partir au long court avec des chevaux, cela s'apprend et on apprend en marchant !" philosophe Grégoire qui se rappelle la fois où un agriculteur leur a prêté un bout de champ pour monter leur tente. "Il nous a paillé le sol pour que l'on n'est pas froid la nuit !" 

En route vers le Mont Saint Michel
En route vers le Mont Saint Michel -

Une escale à Saint Sorlin de Morestel

Ce jeudi, après avoir fait escale quelques jours dans la famille de Grégoire, qui vit à Saint Sorlin de Morestel, ils reprennent la route, direction l'Italie, où ils vont devoir se confiner à cause du Covid, avant d'attaquer la Slovénie, la Hongrie, la Slovaquie, la Pologne, la Biélorussie et enfin Moscou.

Dans les pas de ses ancêtres

"Je suis d'origine russe. Mes ancêtres ont fui la révolution Bolchévique en 1921, à pied, à travers l'Europe, en bateau, jusqu'en France. Et moi, je fais le chemin en sens inverse, à cheval, 100 ans plus tard. Le symbole est fort !"

Ecoutez le reportage de France Bleu Isère

Blog et cagnotte pour une association caritative

Pour partager son aventure, le couple a créé un blog, baptisé le petit cheval bossu,un titre inspiré d'un conte populaire russe. Il a aussi lancé une cagnotte pour une association caritative irlandaise : To Children With Love qui s'occupe d'orphelinats en Russie. Le but est de récolter au moins 5000 euros.

Aller par les chemins buissonniers

Charlie, un amoureux des chevaux qui vit dans une roulotte, leur a dit : "Prenez le temps!" Un précepte qu'ils suivent à la lettre. "Sur la carte, on choisit toujours les chemins de traverse. Cela rallonge le parcours, mais c'est comme cela qu'on tombe sur des merveilles cachées dans la forêt." avoue Grégoire qui conclut : _"_En quittant la France, l'aventure commence vraiment. On va rencontrer d'autres cultures, il y aura la barrière de la langue, mais on est certain que les gens seront tout aussi généreux. "

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