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Culture – Loisirs

La Sarthe a désormais son club de baby-foot

jeudi 23 novembre 2017 à 17:39 Par Ruddy Guilmin, France Bleu Maine

Nouveau club fraîchement monté au Mans, "Les Ninjas" ne pratique pas les arts martiaux mais le baby-foot. Il compte pour le moment seize adhérents, qui s'entraînent deux soirs par semaine sous la houlette de la vice-championne de France. Car oui, le baby, c'est aussi un sport.

Le club des Ninjas dispose pour le moment de trois baby-foot pour les entraînements
Le club des Ninjas dispose pour le moment de trois baby-foot pour les entraînements © Radio France - Ruddy Guilmin

Depuis quelques mois, au gymnase de La Persévérante, rue Saint-Pavin-des-Champs au Mans, trois baby-foot ont fait leur apparition aux côtés des tables de ping-pong. Deux soirs par semaine, ils sont une quinzaine, âgés de 14 à 60 ans, à s'y retrouver pour taquiner la petite balle en liège. Parmi eux, Nicolas, 44 ans, attendait ça "depuis 20 ans". Il ne boude pas son plaisir, alors que quelques gouttes de sueur perlent à son front : "J'ai fini ma journée de boulot. Et là je viens éliminer, quoi. Quand on s'y donne vraiment, ça donne chaud !" Un brin amusé, on interroge Teddy, 29 ans, trésorier des Ninjas : alors, c'est vraiment physique, le baby-foot ? "Ah bah à la fin de la journée, on a mal aux pattes quand même, on a mal au dos parce qu'on se penche souvent sur le baby, j'ai des courbatures, j'en peux plus, je suis rincé !" Le club est d'ailleurs une section de l'USM, l'Union sportive du Mans.

Pour voir à quoi ressemble du baby-foot de haut niveau, voici un extrait de la finale du championnat du monde masculin en 2012 à Nantes :

Même si beaucoup de joueurs viennent d'abord par nostalgie, pour renouer avec leur passé lycéen et ces parties endiablées pour tuer le temps au café entre deux heures de cours, tous en conviennent aisément : le baby, c'est un sport. Ici les pratiquants investissent rapidement dans des gants, les plus expérimentés viennent même avec leurs propres poignées qu'ils installent sur les barres avant chaque match... Et en début de séance, mieux vaut s'échauffer souligne Teddy : "Surtout les poignets, notamment le gauche qui manipule le demi (la barre du milieu avec cinq joueurs) car 90 % du jeu se passe à ce niveau-là." Au début, il faut aussi gommer les mauvais plis pris par les joueurs de bar, qui peuvent aussi oublier les soi-disant règles apprises dans ce cadre-là : au vrai baby-foot, la "pissette", le "demi" ou le "râteau" n'existent pas. "Un but, c'est un but", résume Lucas, 19 ans. Seule la "roulette" demeure interdite.

La clef du succès : le mental

Les licenciés "loisir" peuvent se contenter de jouer pour le plaisir. Les plus motivés, qui souhaitent progresser ou faire un jour de la compétition, sont pris en charge par Fanny Martineau, 22 ans, présidente-fondatrice des Ninjas et double vice-championne de France : "On va faire des exercices. Le même geste pendant 5 minutes, si on n'y arrive pas, on recommence, puis on passe à un autre." Comme dans n'importe quel sport, la répétition est le seul moyen de progresser. Que ce soit pour travailler le passage de balle aux demis ou les différentes techniques de tir (main ouverte, main fermée ou snake avec le poignet).

La technique, c'est une chose, mais dans le baby-foot le mental se révèle aussi primordial. On reconnaît les grands joueurs à leur sang-froid selon Fanny Martineau : "Quand l'adversaire a la balle, c'est énormément de pression. Quand on a le dessus, il ne faut pas s'enflammer, pas s'énerver non plus quand on loupe quelque chose et c'est très dur. J'en parle beaucoup à l'entraînement mais il n'y qu'en faisant des tournois qu'on s'en rend vraiment compte et qu'on peut le travailer." Début novembre, le club des Ninjas a réuni une cinquantaine de joueurs pour son premier tournoi. Et certains licenciés manceaux devraient bientôt se lancer sur des petites compétitions régionales.

  • Contact. CBFS72@gmail.com ou 06 33 82 04 42.