Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Insolite

Une nouvelle application offre un verre par jour à ses utilisateurs dans les bars du Mans

-
Par , France Bleu Maine

L'application Bootleg a été lancée au Mans, jeudi 28 octobre. Contre un abonnement mensuel, ses utilisateurs peuvent aller boire un verre gratuitement tous les soirs dans l'un des bars partenaires.

Joffrey Canon (à droite) rend visite à Johan Robert, le propriétaire du Guet à Pinte, au Mans, au moment du lancement de l'application.
Joffrey Canon (à droite) rend visite à Johan Robert, le propriétaire du Guet à Pinte, au Mans, au moment du lancement de l'application. © Radio France - Clémentine Sabrié

Le Mans, France

Bootleg, c'est une "autre façon de consommer", selon Joffrey Canon, le directeur général de l'application. Cette plateforme sur smartphone est disponible au Mans, depuis jeudi 28 octobre. Une douzaine de bars manceaux est déjà partenaire. Le principe est simple : les utilisateurs paient un abonnement de 9,99 euros par mois et, en contrepartie, les bars partenaires leur offrent une boisson par jour. Chaque personne inscrite peut aller demander son verre gratuit dans le même bar seulement trois fois par mois. L'idée, ici, est de découvrir de nouveaux endroits.

Un nouveau mode de communication pour les bars et les cafés

"Alors où est le piège ?" se demandent certains consommateurs, selon Joffrey Canon. Dix euros par mois pour un verre offert tous les soirs, ça semble un peu gros. L'argent des abonnements revient en intégralité aux fondateurs de l'application. Les bars ne reçoivent pas d'argent de la part de Bootleg. Par contre, ils comptent sur la visibilité que la plateforme leur apporte pour attirer de nouveaux clients. Johan Robert, le patron du Guet à Pinte, dans le centre-ville du Mans, n'a pas été difficile à convaincre. "L'expérience du client ne va vraiment pas être sur le prix, mais sur le concept du bar, la façon dont on le sert et la convivialité", explique-t-il.  

On ne vient dans un bar seulement pour boire une bière, parce qu'on peut l'acheter dans un supermarché. On vient aussi pour une expérience sociale.

Le but est d’appâter le consommateur avec une boisson gratuite. Puis, de le garder pour les prochaines tournées qu'il paiera lui-même. Les clients ciblés sont les jeunes adultes. "Sur Le Mans, notre objectif est de 200 ou 300 abonnés, pas plus", explique le directeur général de Bootleg. Il ne souhaite pas que les bars soient débordés et que son application ait l'effet inverse de celui recherché. Ses associés et lui réfléchissent déjà à un forfait réservé aux étudiants sous la forme "un verre acheté, le deuxième offert", parce qu'ils craignent que les jeunes ne viennent dans un bar que pour son verre offert et s'en aille sans en commander un autre.

20% des étudiants sont des "buveurs excessifs"

Sur l'interface de l'application, chaque établissement propose une liste de boissons offertes. "Au choix, il y a deux alcools, on va dire une bière et un cocktail. Derrière, ça va être softs au choix, donc  un café, un thé ou un jus d'orange", détaille Joffrey Canon. Il affirme que le principe de l'application est conforme à la loi Evin, relative à la lutte contre l'alcoolisme, entre autres. Pourtant sur sa page Facebook, Bootleg joue pas mal sur l'aspect "pinte offerte". Ses publications s'adressent majoritairement aux étudiants. Une population à risque. Selon une étude des mutuelles étudiantes, 20% d'entre eux seraient des "buveurs excessifs". Joffrey Canon se défend d'être pousse-au-crime : "Ils n'ont pas besoin de nous pour les inciter à consommer, ils sortent déjà très souvent."

Le nom de l'application date de la guerre de Sécession, aux Etats-Unis. Il servait à désigner les soldats qui cachaient leur bouteille de whisky dans leur botte.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu