Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le sarcophage mis au jour à Arras révèle une partie de ses secrets

-
Par , France Bleu Nord, France Bleu

C'est à l'occasion d'un chantier de fouilles préventives que les archéologues arrageois ont découvert un sarcophage en plomb datant du Bas Empire. Partiellement affaissé, il a finalement été ouvert ce mercredi 20 janvier et a révélé la présence d'un squelette humain, probablement un notable.

Quand ils ont ouvert le sarcophage en plomb les archéologues ont découvert le squelette d'un homme d'une trentaine d'années
Quand ils ont ouvert le sarcophage en plomb les archéologues ont découvert le squelette d'un homme d'une trentaine d'années © Radio France - Claire Mesureur

La découverte remonte à l'été 2020. Lors de fouilles préventives sur un chantier d'aménagement d'une friche à Arras, les archéologues ont mis au jour un sarcophage en plomb datant du IVème siècle.

On connaissait l'existence d'une ancienne nécropole à cet endroit là, mais sur la quarantaine de sépultures découvertes, une seule contenait un sarcophage en plomb. "Une découverte exceptionnelle", selon Mathieu Béghin, l'archéologue de la ville d'Arras.

Dans les années 1950, on avait déjà retrouvé la trace de trois sépultures du même type sur Arras, mais qui ont disparu depuis, "sans doute fondues pour récupérer le métal". Le sarcophage est donc déposé à la Maison Départementale de l'Archéologie de Dainville.

Les révélations du sarcophage

Contraints par la crise sanitaire, les spécialistes travaillent plusieurs semaines avant de pouvoir ouvrir le sarcophage. "Le couvercle s'était affaissé sous le poids des gravats quand le coffrage en bois qui le protégeait a fini par pourrir" explique Mathieu Béghin.

Ce n'est que mercredi qu'ils ont fini par soulever la protection du sarcophage.

A l'intérieur, un squelette partiellement disloqué. "On a pu déterminer qu'il s'agissait d'un homme, entre 25 et 35 ans et qui mesurait 1,80 mètre".

Reste à déterminer les causes de la mort

Un premier examen des restes retrouvés à l'intérieur met en évidence des traces rouges sur les côtes. "Il pourrait s'agir des traces d'une hémorragie", précise Sophie François, la directrice de la maison de l'archéologie. "L'anthropologue va devoir déterminer si les traces de cassures relevées sur les os peuvent expliquer cette hémorragie qui pourrait éclaircir la mort du défunt".

Des traces rouges relevées sur le côtes pourraient provenir d'une hémorragie
Des traces rouges relevées sur le côtes pourraient provenir d'une hémorragie © Radio France - Claire Mesureur

Un sarcophage en plomb dénote également l'appartenance du défunt à une certaine classe sociale. "La plupart des corps étaient inhumés dans des cercueils en bois ou dans de simples linceuls", note Mathieu Béghin. Mais il arrivait aussi que les victimes de maladies contagieuses soient également enterrées dans des sépultures étanches pour éviter la propagation d'un éventuel virus.

Le sarcophage devrait ensuite être transféré dans un centre spécialisé de la Somme afin d'être restauré. "A terme, nous aimerions pouvoir l'exposer au sein de l'Abbaye St Vaast qui abrite le musée d'Arras", précise Xavier Muylaert, adjoint au maire d'Arras.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess