Insolite

Les écoliers de Tours à la découverte des légumes de la Seconde Guerre Mondiale

Par Valentine Schira, France Bleu Touraine mardi 29 septembre 2015 à 18:19

Les légumes anciens ont captivé les écoliers
Les légumes anciens ont captivé les écoliers © Radio France - Valentine Schira

Une centaine d'enfants en CM1-CM2 a participé à l'opération "mon potager sous l'occupation" qui s'est tenue ce mardi toute la journée dans le parc de la Gloriette, à Tours.

Cette animation originale était organisée notamment par l'Office national des anciens combattants et la société d'horticulture de Touraine. En plus de rencontres avec des personnes ayant vécu l'Occupation et d'une exposition d'objets d'époque, le clou des ateliers était la dégustation de céréales anciennes et la découverte des légumes consommés en ce temps là. Une bonne façon d'alimenter de façon concrète leurs cours sur la Seconde Guerre Mondiale.

On peut cuisiner de bonnes choses avec des céréales anciennes - Radio France
On peut cuisiner de bonnes choses avec des céréales anciennes © Radio France - Valentine Schira

Les rutabagas et autres topinambours ont beaucoup intrigué les écoliers. Ils ont aussi pu découvrir les aspects de la vie quotidienne sous l'Occupation, comme par exemple les ersatz de café fabriqués avec des racines de chicorée.

La chicorée, une plante jusque là inconnue par la majorité des écoliers - Radio France
La chicorée, une plante jusque là inconnue par la majorité des écoliers © Radio France - Valentine Schira

Les enfants ont été plutôt attentifs pendant cette journée. "Ils sont très intéressés et ils posent beaucoup de questions" se réjouit Jean-Marie Bonneau, le vice-président des jardins familiaux de Tours,. C'est cette association qui a fait pousser les légumes exposés.

La leçon est bien passée auprès d'Amine, un écolier de 10 ans qui compatit avec ceux qui ont vécu sous l'Occupation : "nos grands-parents ont connu toutes ces choses là. Ils se nourrissaient avec ce qu'ils ont pu trouver, ça devait être une période difficile". "J'espère que nous on ne connaitra jamais ça", conclut ce jeune Tourangeau.