Insolite

Les Foulées du Gois : courir plus vite que la marée!

Par Edouard Marguier, France Bleu Loire Océan dimanche 6 juillet 2014 à 14:02

Les Foulées du Gois, une course difficile
Les Foulées du Gois, une course difficile © Roger Morisseau - Roger Morisseau

Cette course à pied surnommée "l'enfer vendéen" s'est déroulée ce samedi entre Noirmoutier et Beauvoir-sur Mer. Elle a lieu tous les ans en juin depuis 1987.

19h30, le coup de feu est donné côté Noirmoutier. Pour garantir le spectacle, à savoir une course dans l'eau, le speaker annonce l'heure de départ au tout dernier moment. Les coureurs s'élancent pour 4 kilomètres 400. Très vite ils se retrouvent avec de l'eau jusqu'aux genoux. 

Depuis Beauvoir-sur-Mer, où se situe la ligne d'arrivée, Marie, emmitoufflée dans son coupe-vent, regarde à travers ses jumelles. "Ca doit être vraiment dur parce qu'en plus de l'eau, il pleut, il fait froid et il fait du vent. Ils ont beaucoup de mérite. " Manuella se met sur la pointe des pieds. Elle cherche son petit-ami vendéen qui fait partie des 30 concurrents triés sur le volet et invités par l'organisation. Depuis des semaines, elle assiste à sa préparation. "Il s'est entrainé à lever les les genoux pour faire face à la mer. "

Seulement 13 minutes et 6 secondes après le départ, l e plus rapide coupe la ligne d'arrivée à Beauvoir-sur-mer. Il s'agit du Belge Antoine de Wilde. Il signe sa deuxième victoire en trois participations.

"On doit se battre contre la mer, les éléments, le courant, le vent. Je ne sais pas si je cours plus vite que la marée en tout cas je suis celui qui arrive un tout petit peu à la maîtriser ." Antoine de Wilde, le vainqueur.

Le premier Français s'appelle Julien Moreau, Vendéen et habitué de l'exercice, troisième participation lui aussi. Il exprime une pointe de regret toutefois en arrivant. "L'eau nous arrivait au genoux, ça change d'une année à l'autre, il y a deux ans, on avait de l'eau jusqu'au dessus de la hanche. On arrivait même plus à courir. J'avais essayé de nager mais ce n'est pas possible à cause du courant. Cette année ce n'était pas le cas on a pu courir jusqu'au bout ." 

Le dernier des concurrents est un homme des montagnes, un Népalais. Les Foulées de Gois ne sont pas une performance qui s'arrête aux frontières de la Vendée. Elles ont une renommée internationale. Pour cette 28e édition, les coureurs venaient de 15 pays différents.

 

Le reportage aux Foulées du Gois