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Insolite

Les personnels de la prison de Saran doivent-ils aussi surveiller les moutons ?

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Par , , France Bleu Orléans

"Nous ne sommes pas des bergers !" : le syndicat FO dénonce une note de service de la direction de la prison de Saran (Loiret) qui demande aux agents de surveiller les moutons présents aux abords de l'établissement, et même de vérifier leur état de santé. "On s'est mal exprimé", répond la direction.

Le centre pénitentiaire de Saran
Le centre pénitentiaire de Saran © Radio France - Cyrille Ardaud

Saran, France

Des moutons sèment la zizanie au Cépos, le Centre Pénitentiaire d'Orléans-Saran, dans le Loiret.  Depuis le mois de juin, en effet, la direction de l'établissement fait appel à des moutons pour entretenir les abords de la prison : c'est ce qu'on appelle de l'éco-pâturage. De plus en plus d'entreprises et de collectivités y ont recours.  

Sauf qu'à Saran, dans une note de service adressée aux personnels le 30 août, la direction demande par écrit aux agents pénitentiaires de surveiller aussi le troupeau de douze moutons, notamment depuis les miradors, et même de vérifier leur état santé !

"On est pas là pour garder des moutons !"

"Là, c'est  trop", pour Pascal Sabourault , délégué régional de Force Ouvrière Pénitentiaire : "ça nous choque ! On est surveillants pénitentiaires, on est pas là pour garder des moutons, on n'est pas des bergers : je n'ai rien contre les bergers , chacun son métier!" Le syndicaliste estime que "c'est à la société sous-traitante qui gère les moutons de s'en occuper".

"Pas question que les surveillants deviennent des bergers"

Il y a méprise, répond en substance la direction de la prison de Saran. "Il n'est pas question que les surveillants deviennent des bergers", explique Danièle Boilée, la directrice du Cépos de Saran. "Mais cet été, un des moutons du troupeau de Saran est resté 48 heures avec une patte cassée, sans aide particulière, et a failli mourir. On demande seulement à tout le monde de rester vigilants et de prévenir en cas d'anomalie. Ça ne va pas plus loin."

La directrice de la prison de Saran poursuit : _"notre mode de communication n'a peut-être pas été compris_, mais il suffisait que FO me demande des clarifications et j'aurais amendé cette note en un sens moins directif."

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