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Les premiers rescapés : on leur doit le dimanche chômé

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Par , France Bleu

Si on ne travaille plus le dimanche, c'est grâce aux rescapés d'une des pires catastrophes minières. On découvre cette histoire.

Dans Minute Papillon !, Sidonie Bonnec s’intéresse à ces catastrophes qui ont bouleversé le monde. En compagnie du vidéaste Florian Guillemin, on détaille la pire catastrophe minière d'Europe.

La catastrophe de Courrières

Nous sommes le 10 mars 1906 dans le Pas-de-Calais. Ce jour-là, 1 700 mineurs travaillent pour extraire le charbon qui alimente les machines à vapeur. À 6h34 du matin, une détonation retentit. 

C'est d'abord un coup de grisou qui se fait entendre, une explosion due à une fuite de gaz dans une galerie de la mine. Le gaz est inodore et il se libère quand on exploite le charbon. Hautement inflammable, il explose au contact de la flamme des bougies que les mineurs utilisent pour s'éclairer.

Cette première explosion provoque un coup de poussier, une explosion beaucoup plus dévastatrice. 

On parle de poussier pour évoquer des particules de carbone très fines. Elles sont en suspension dans l'air des galeries et, là encore, elles sont très inflammables. Suite au coup de grisou, le poussier prend feu. Une colonne de flammes se forme dans la mine. Elle se déplace à plus de 1 000 km par heure. 

En quelques instants, les flammes se répandent dans 110 km de galerie. Les mineurs sont emprisonnés dans une véritable fournaise, à plus de 300 mètres sous la surface de la Terre. Ils sont plus 1 099 à trouver la mort lors de cet incident. 

Les premiers "rescapés"

Les secours s'organisent pour porter assistance aux mineurs. 20 jours après l'incident, un groupe de 13 mineurs réussit à sortir de cet enfer.

Il faut savoir qu'en picard, le verbe échapper se dit escaper. Autour de la mine, on dit de ces mineurs qu'ils se sont échappés deux fois en survivant d'abord aux flammes puis à l'enfermement sous terre. Ils se sont donc rééchappés et la foule les baptise les rescapés.

Le terme est resté dans les usages et a été admis par l'Académie française en 1935.

Le progrès est en marche

Suite à cette catastrophe, un mouvement social très important se créé. Les mineurs organisent de nombreuses manifestations et réclament une amélioration de leurs conditions de travail.

Ils obtiennent des avancées sociales comme une augmentation de salaire de dix pour cent et l'obtention d'un jour chômé. C'est grâce à leur action qu'on ne travaille plus le dimanche.

Également, des progrès techniques pour la sécurité des mineurs sont mis en place. La lampe Davy remplace par exemple la bougie qui servait d'éclairage et protège contre l'enflammement des gaz et des poussières.

A voir aussi : Questions d'Histoire, la chaîne Youtube de Florent Guillemin.

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