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EN IMAGES - Une centaine de squelettes du XIIIe siècle sous la place de la République de Limoges

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Les archéologues de l'Inrap ont découvert une centaine de squelettes sur le chantier de la place de la République. Ils vont être dégagés minutieusement et étudiés pour tenter de comprendre d'où ils viennent et pourquoi ils ont été enterrés là.

Erwan Nivez époussette délicatement un squelette du XIIIe siècle
Erwan Nivez époussette délicatement un squelette du XIIIe siècle © Radio France - Nolwenn Quioc

Ce n'est pas vraiment une surprise, puisque des sondages réalisés en 2016 avaient déjà révélé la présence d'ossements sous la petite place Fournier, à 40 cm sous des pieds des passants, mais les premiers résultats du chantier de fouilles sont impressionnants. 

Un cimetière médiéval

Une soixantaine de squelettes ont été minutieusement mis à jour par les archéologues de l'Inrap, l'Institut national de recherches archéologiques préventives, dans des tombes en brique, en pierre ou à même la terre. Il y en aurait une centaine au total. Des tombes médiévales datant du XIIIe siècle, qui constituent un petit cimetière attenant à l'ancienne abbaye Saint-Martial, détruite au XVIIIe siècle, et dont on n'avait aucune trace. 

Certains squelettes sont regroupés dans des petits ossuaires en pierre
Certains squelettes sont regroupés dans des petits ossuaires en pierre © Radio France - Nolwenn Quioc

Tous les ossements vont être finement étudiés, explique Christophe Maniquet, responsable des opérations archéologiques à l'Inrap : "Peut-être qu'on fera quelques analyses au carbone 14 pour préciser les datations. Mais en tout cas tous les ossements de toutes les tombes seront amenés en laboratoires, ils seront lavés et étudiés plus finement par les anthropologues pour savoir quelle était la taille des individus, le sexe quand c'est possible, l'âge en fonction de l'usure des dents, et parfois certaines pathologies".

"On essaiera de mieux cerner le type de population qu'on a pu avoir ici" explique Christophe Maniquet de l'Inrap

Le mystère des trois fioles en verre

S'agit-il seulement d'hommes ? Peut-être des moines ? Il est trop tôt pour répondre. Un autre mystère occupe Erwan Nivez, archéologue chargé d'étudier la posture des squelettes. "Pour l'instant on a trois fioles en verre, très fragiles, qui ont été découvertes. Il n'y a pas d'autre exemple sur les lieux funéraires autour, ça n'avait jamais été trouvé. Il va encore falloir qu'on voit exactement où est-ce qu'elles sont positionnées dans la tombe, si elles appartiennent bien à ces tombes-là ou si elles ont été déposées par la suite, et éventuellement essayer de comprendre à quoi elles correspondent et pourquoi elles ont été déposées là".

Les fioles en verre ont été retrouvées dans des tombes en terre cuite, comme celles situées au second plan
Les fioles en verre ont été retrouvées dans des tombes en terre cuite, comme celles situées au second plan © Radio France - Nolwenn Quioc

Aucune piste n'est privilégiée pour le moment, mais grâce à des procédés chimiques, les scientifiques devraient pouvoir déterminer ce que contenaient ces fioles.

Les fouilles ont aussi permis de découvrir un grand four, qui a servi à fondre une cloche, et un bout de mur de l'ancienne abbatiale. Les vestiges du bâtiment étant classés au titre des monuments historiques, cette partie du chantier devra être préservée. Mais tout le reste sera recouvert par le chantier, en tentant de respecter au maximum les vestiges du Moyen Âge qui dorment sous nos pieds.

Les archéologues ont aussi dégagé un four ayant servi à fondre une cloche et découvert les fossés qui entouraient l'ancienne abbaye
Les archéologues ont aussi dégagé un four ayant servi à fondre une cloche et découvert les fossés qui entouraient l'ancienne abbaye © Radio France - Nolwenn Quioc
Le travail est minutieux pour récupérer le plus d'objets possibles avant la fin du chantier, au mois d'avril
Le travail est minutieux pour récupérer le plus d'objets possibles avant la fin du chantier, au mois d'avril © Radio France - Nolwenn Quioc
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