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Insolite

Marais Poitevin : ils passent le week-end en stage... de survie

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Par , France Bleu Poitou

Une douzaine de personnes est venue passer le week-end dans le Marais Poitevin... Sans téléphone, sans carte, avec un seul objectif : s'initier au survivalisme.

Le stage commence chez Wilfrid Bergé, le guide.
Le stage commence chez Wilfrid Bergé, le guide. © Radio France - Marie Dorcet

Magné, France

Ils sont une douzaine réunis ce samedi matin autour de la grande table en bois, sur le terrain de Wilfrid Bergé. C'est lui qui leur servira de guide pour les deux jours que va durer leur stage de survie. Une activité originale, initiée par l'aventurier de "l'extrême" Denis Tribaudeau. 

Construire son propre radeau 

Première étape après les présentations : se délester de ses objets personnels et connectés. Portefeuille et clés de voiture pour éviter de les perdre, montres et téléphones portables pour être en totale déconnexion. 

Les stagiaires ont trois heures pour fabriquer les radeaux.  - Radio France
Les stagiaires ont trois heures pour fabriquer les radeaux. © Radio France - Marie Dorcet

Puis, on entre dans le vif du sujet : pour naviguer sur la Sèvre, il va falloir... construire des radeaux. Bidons, bambous et ficelle sont à disposition. C'est tout. "Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'on suit la loi d'Archimède : les bidons font 20 litres, donc si vous posez 20 kilos dessus, ils vont flotter... mais juste à la surface de l'eau". Wilfrid a un sourire aux lèvres. Il va falloir se remettre au calcul mental avant de commencer à bricoler un navire de fortune.

Toutes les décisions doivent être prises en groupe, c'est un des principes du stage. Alors, un vote est tenu : on construira trois radeaux de quatre personnes

Apprendre à lâcher prise

Le but de ces stages, c'est de se déconnecter avant tout. C'est d'ailleurs pour ça que tous sont venus - du Poitou, de Vendée, ou de région parisienne. Ne plus être connecté le temps d'un week-end, découvrir et écouter la nature, se prouver qu'on peut se débrouiller. 

"La principale raison de ces stages, c'est d'apprendre à lâcher prise. En s'adaptant à la nature, en l'écoutant, on devient aussi plus serein. Et si je leur apprend au passage comment survivre en condition extrême, tant mieux"

Wilfrid Bergé organise des stages dans le Marais Poitevin depuis le mois d'avril.  - Radio France
Wilfrid Bergé organise des stages dans le Marais Poitevin depuis le mois d'avril. © Radio France - Marie Dorcet

Au bout de trois heures, les radeaux sont à l'eau, et ils flottent ! 

Savon, dentifrice et papier toilette naturels

Avant de se mettre à ramer, les stagiaires se réunissent autour de Wilfrid pour apprendre les règles du stage. Elles sont faciles à retenir : LOVE.

L pour "look", c'est-à-dire "regarder, O pour "opportuniste" : savoir se servir de ce qu'on trouve autour de soi pour s'aider, V pour "vigilant" et E pour "écouter". Une fois ce mantra retenu, place aux techniques de base : poser un piège simple, faire un abri avec une simple bâche et reconnaître les plantes. Le lierre sert de savon, la cendre de dentifrice et les feuilles de bardane... de papier toilette. 

Ce piège très simple, avec du bois et des pierres, permet de capturer des oiseaux.  - Radio France
Ce piège très simple, avec du bois et des pierres, permet de capturer des oiseaux. © Radio France - Marie Dorcet

Créer des liens en apprenant à survivre

Pour pouvoir organiser ces stages, Wifrid Bergé a dû suivre lui-même une formation. Elle a duré une semaine, durant laquelle il a appris et appliqué toutes les techniques de survie. Mais s'il est heureux de pouvoir montrer comment faire du feu sans allumettes ou pratiquer les premiers secours, c'est surtout pour l'expérience humaine qu'il consacre des week-ends entiers à guider des inconnus dans le marais. 

"C'est une très belle expérience humaine. Ils ne se connaissent pas, et rapidement les liens se créent, ils sont obligés de se coordonner. La joie commune qu'ils expriment quand ils arrivent à allumer un feu au bout de deux ou trois heures, c'est génial"

C'est parti pour deux kilomètres sur les radeaux de fortune, jusqu'au bivouac.  - Radio France
C'est parti pour deux kilomètres sur les radeaux de fortune, jusqu'au bivouac. © Radio France - Marie Dorcet

A 13 heures, tout le monde sur son radeau : il est temps de ramer pendant deux kilomètres jusqu'au bivouac. Le feu et les abris ne vont pas se faire tout seuls.