Insolite

Marennes : un jeune entrepreneur lance des huîtres parfumées

Par Thomas Coignac, France Bleu La Rochelle et France Bleu lundi 2 octobre 2017 à 18:29

Joffrey Dubault devant l'un de ses bassins.
Joffrey Dubault devant l'un de ses bassins. © Radio France - Thomas Coignac

Et si, en ouvrant vos huîtres, vous leur trouviez un goût et une odeur de framboise ou de gingembre ? Ce sera peut-être bientôt le cas avec les huîtres produites par So'ooh, entreprise basée à Marennes. Son créateur, Joffrey Dubault devrait lancer cette semaine leur commercialisation.

C'est une petite révolution dans la capitale de l'huître. A Marennes, à côté des cabanes ostréicoles traditionnelles, se tient maintenant le siège de So'ooh, le seul ostréiculteur à produire des huîtres parfumées. Une idée qui a germé très tôt dans la tête de son jeune patron Joffrey Dubault. "J"ai commencé à travailler dans les huîtres très jeune. Mais dès mes 17 ans, j'ai voulu faire quelque chose de différent". Ce sera donc les huîtres parfumées, avec quatre déclinaisons pour commencer : échalote, muscat, gingembre, et framboise. Et, à chaque fois, des saveurs pensées en amont : framboise "pour faire aimer les huîtres aux enfants", et gingembre "très apprécié sur le marché asiatique".

La réaction du fondateur de l’entreprise, Joffrey Dubault.

Car, pour Joffrey Dubault, tout s'est réellement accéléré lors du Bruxelles Seafood festival, fin avril 2017. Inscrit au-delà de la date limite, repêché au dernier moment, son projet d'huîtres parfumées, est finalement élu "coup de cœur" du plus grand salon du monde consacré aux fruits de mer. Et, au-delà de ce prix, le salon a également été l'occasion de faire des rencontres, "avec 70 acheteurs potentiels, qui nous relancent régulièrement". Une clientèle qui devrait essentiellement être internationale, "tant les gens du coin sont attachés aux huîtres traditionnelles".

17 étapes de production

Depuis, il a fallu faire breveter le projet, en partie secret. Les huîtres sont ramassées, et placées dans des bacs remplis d'eau dans lesquelles se dissolvent les arômes employées. Les mollusques en absorbent ensuite eux mêmes la saveur, mêmes fermés. Au total, le brevet déposé certifie 17 étapes de production. L'entreprise est donc désormais lancée. Son fondateur attend désormais les dernières vérifications sanitaires. Avant d'inonder les marchés avec ses huîtres pas comme les autres, dont il devrait être capable de produire 1,8 tonne par jour.