Insolite

A Morlaix, les mannequins font coucou dans la vitrine !

Par Antoine Barège, France Bleu Breizh Izel lundi 19 décembre 2016 à 14:58

La mère Noël, plus vraie que nature dans une boutique de lingerie du centre-ville de Morlaix
La mère Noël, plus vraie que nature dans une boutique de lingerie du centre-ville de Morlaix © Radio France - Antoine Barège

"Pour faire le buzz", une dizaine de commerçants de Morlaix ont décidé d'engager des mannequins et de les mettre dans les vitrines ce samedi après-midi. Les rues étaient noires de monde pour voir par exemple une jeune mère Noël dans la vitrine d'un magasin de lingerie.

Morlaix 15.000 habitants dans le Nord-Finistère, est une charmante ville avec des rues piétonnes et pavées. Le problème c'est la fréquentation des commerces du centre-ville qui ne cesse de baisser. "Je trouve qu'il y a beaucoup, beaucoup moins de passage" dit Cintia Hiss la patronne de la boutique de lingerie "Valège". "Quand vous passez les samedis après-midi c'est désertique, c'est dommage. Il y a des boutiques qui ferment, on ne veut surtout pas ça".

Un cri d'alarme

Une dizaine de commerçants, ont donc décidé de "faire le buzz" en embauchant des mannequins vivants. "un cri d'alarme" pour Cintia Hiss. Pendant 2 heures, les mannequins vivants ont fait coucou aux passants dans les vitrines. Comme dans cette boutique de lingerie, où la mère Noël était tout sourire.

La mère Noël dans une boutique du centre-ville de Morlaix - Radio France
La mère Noël dans une boutique du centre-ville de Morlaix © Radio France - Antoine Barège

"C'est une vraie ou pas?, c'est un faux mannequin? Ah non regarde elle bouge!" Voilà ce que l'on pouvait entendre dans les rues de Morlaix ce samedi. Les passants avaient plutôt le sourire comme Claude habitant de Morlaix "Je trouve ça formidable, ça change des mannequins en plastique, c'est plus joyeux dans une vitrine". Cet autre habitué du centre-ville avait la bouche grande ouverte devant la vitrine de lingerie "Moi je l'inviterais bien pour le réveillon !".

Potiches?

Evidemment certains passants n'ont pas hésité à comparer Morlaix aux vitrines très coquines d'Amsterdam, mais les échos sont globalement positifs. "On a fait très attention aux tenues vestimentaires des mannequins" explique Christophe Péron propriétaire de la boutique Esprit et du magasin de lingerie Elle et Lui. "Les filles ne posent pas en soutien-gorge ni petite culotte, pas de tenue légère".

Camille Nédélec 19 ans a été recrutée sur les réseaux sociaux, contre quelques dizaines d'euros, cette étudiante est restée 2 heures dans la vitrine d'un magasin de vêtement, elle a changé 3 fois de tenue dans la journée "c'est une nouvelle expérience, certains disent que je fais la potiche mais non pas du tout. On porte les vêtements, on essaye de les rendre jolis. Ce n'est pas du tout dégradant bien au contraire". Même enthousiasme quelques magasins plus loin, Mélissa Lemaître "Mademoiselle Finistère 2016" était en pyjama "C'est original, convivial, d'habitude je défile, là je suis resté sur place 2 heures"

Des hommes aussi !

Les commerçants de Morlaix ont aussi pensé aux clientes. Dans 2 vitrines, il y avait des hommes mannequins comme Jérémy le fils de la patronne. Costume, noeud papillon et parapluie à la main "Je fais sourire les gens, je bouge de temps en temps pour éviter les crampes"

Jérémy, mannequin dans la boutique Burton de Morlaix - Radio France
Jérémy, mannequin dans la boutique Burton de Morlaix © Radio France - Antoine Barège

Les réactions sont passionnées dans les rues. Comme cette maman hilare, "Il est pas mal en plus, si tous les mannequins étaient comme lui...."

L'un des mannequins de la boutique Devred à Morlaix - Radio France
L'un des mannequins de la boutique Devred à Morlaix © Radio France - Antoine Barège

Tous les commerçants qui ont tenté l'expérience avaient le sourire après cette journée. Dans la plupart des boutiques, les tenues les plus vendues étaient celles portées par les mannequins.

Cintia Hiss propriétaire d'un magasin de lingerie à Morlaix a lancé l'idée des mannequins vivants.

Reportage à Morlaix