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Nouzonville : condamnés parce qu'ils gardaient trois macaques et un perroquet à la maison

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Deux habitants de Nouzonville, dans les Ardennes, ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis ce mardi 19 janvier 2021 à Charleville-Mézières pour sévices et mauvais traitement. Ils détenaient trois singes, des macaques crabiers, et un ara bleu, un grand perroquet exotique.

L'un des macaques saisi à Nouzonville
L'un des macaques saisi à Nouzonville - ©AVS pour La Tanière

Deux sexagénaires de Nouzonville ont été condamnés ce lundi 19 janvier 2021 à Charleville-Mézières à trois mois de prison avec sursis et 900 euros d'amende pour sévices et mauvais traitement envers les animaux exotiques qu'ils détenaient illégalement. En janvier 2020, alors qu'ils enquêtaient sur des cambriolages commis dans le quartier, les gendarmes saisissaient trois singes, des macaques crabiers et un grand perroquet, un ara bleu, à leur domicile. 

La saisie des 3 singes et du perroquet en janvier 2020, à Nouzonville
La saisie des 3 singes et du perroquet en janvier 2020, à Nouzonville - ©AVS pour La Tanière

Pas d'intention de faire du mal

Les deux Nouzonnais, qui ont reconnu leur culpabilité, étaient dénués de mauvaises intentions. "La dame a toujours eu des singes chez elle. Son père lui a offert son premier singe. Pour elle, c'est complètement naturel", raconte Patrick Violas, le président du zoo-refuge "La Tanière", situé près de Chartres, qui a récupéré les animaux saisis.

On peut faire du mal sans s'en rendre compte – Patrick Violas, président du refuge "La Tanière"

Le problème, c'est que les deux amateurs d'animaux exotiques n'avaient pas le certificat de capacité exigé par la réglementation pour être autorisé à détenir des espèces sauvages. Et que leurs conditions de détention n'étaient pas adaptées. "Ce n'est pas de la maltraitance active, c'est de la maltraitance passive", pointe Patrick Violas.  

Le perroquet saisi à Nouzonville
Le perroquet saisi à Nouzonville - ©AVS pour La Tanière

Des conditions de détention inadaptées

Les singes se trouvaient dans des cages exigües, sans luminosité et sans accès à l'extérieur. Leur alimentation était inadaptée. Le perroquet était attaché par la patte et ne pouvait pas voler.  

"Les macaques ont besoin d'espace pour pouvoir grimper, s'ébattre. Ils montent jusqu'à 12 mètres. Quant au perroquet, il faut qu'il puisse voler et il a besoin d'être dehors", souligne Patrick Violas, le président du refuge La Tanière où vivent désormais le perroquet et les macaques ardennais.  

Les 3 macaques étaient détenus dans une cage exigüe
Les 3 macaques étaient détenus dans une cage exigüe - ©AVS pour La Tanière

Par ailleurs, ces macaques de 4 ou 5 kilos ont la force d'un homme de 80 kilos et peut s'attaquer à l'homme, en cas de fugue.  

Les deux Nouzonnais devront verser 2.155 euros à l'association "les Amis de la Tanière" pour rembourser les frais de transport et de quarantaine, ainsi qu'un euro de préjudice moral. Il leur sera interdit de détenir un animal pendant cinq ans (sauf les chiens qu'ils ont actuellement) ou d'exercer une activité professionnelle en lien avec la détention d'animaux de la faune sauvage. 

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