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Insolite

Pigeons voyageurs : un tour de France à tire d’aile

jeudi 14 juin 2018 à 4:06 Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre

Oubliez le vélo... et levez le nez ! La 8e édition du Tour de France colombophile passe dans l’Yonne ce jeudi 14 juin. L’occasion de découvrir cette discipline et les passionnés des pigeons voyageurs qui la font vivre.

 "Les pigeons voyageurs n'ont rien à voir avec les pigeons d'église", disent les spécialistes.
"Les pigeons voyageurs n'ont rien à voir avec les pigeons d'église", disent les spécialistes. © Maxppp -

Lindry, France

C'est un tour de France pas comme les autres qui passe dans l'Yonne ce jeudi : la 8e édition du Tour de France colombophile. Une manifestation qui a débuté lundi 11 juin à Maubeuge, dans le Nord, et qui se poursuit jusqu'au 29 juin à Roye, dans la Somme.

A chacune des 16 étapes, cinq pigeons voyageurs appartenant à un des éleveurs participants sont lâchés à plusieurs kilomètres de chez eux et doivent rejoindre leur colombier le plus vite possible.

L’objectif de ce Tour de France est évidemment de promouvoir un sport méconnu. Il s’agit aussi de faire connaître le pigeon voyageur, véritable athlète de haut niveau, capable de parcourir plusieurs centaines de kilomètres en une journée. 

"Les gens disent que les pigeons sont sales, mais non, les pigeons voyageurs sont très différents. Ils sont très beaux à voir !"

Ce jeudi, pour la 4e étape de ce tour de France, cinq pigeons de Jacinto De Almeida, vont aller de Troyes à Lindry, dans l'Yonne.  L'occasion pour ce colombophile icaunais de montrer son savoir-faire et de partager sa passion.

Jacinto De Almeida est colombophile depuis l'enfance. - Radio France
Jacinto De Almeida est colombophile depuis l'enfance. © Radio France - Delphine Martin

"J’adore les voir arriver. C’est beau. Quand on sait qu’ils ont été lâchés à 7 heures du matin à Limoges, par exemple, et qu’on les voit arriver trois heures plus tard, c’est beau. Et c’est vraiment un truc à voir. Pour beaucoup de gens, le pigeon est sale… mais c’est faux ! Le pigeon voyageur, n’est pas comme un pigeon de cathédrale, c’est un sportif ! _Il a du muscle, et puis il doit avoir de la tête sinon il se perd_", explique ce plaquiste de métier, "ce qui me plait, c’est de les voir arriver et de les faire aller le plus vite possible. On les prépare, on leur donne la meilleure bouffe et des vitamines pour les pousser."

C’est une passion dévorante. Pendant les beaux jours, cet habitant de Lindry passe presque tous ces weekends à s'occuper de ses pigeons. Il y consacre du temps, donc, mais aussi un budget conséquent  : "entre la licence, les bagues, la nourriture, les soins et les vaccins, on doit être à 4 ou 5 000 euros par an. C’est beaucoup, mais je préfère ne pas trop compter", ajoute le colombophile avec un petit sourire. 

"Pour les motiver, on leur montre la femelle"

Sa passion est née lorsqu'il était enfant, au Portugal : "je crois que je suis tombé dedans quand j’étais petit. J’avais un ami dont le père avait des pigeons voyageurs. C’est là que j’ai commencé à avoir l’envie de jouer au pigeon ! J’ai commencé, j’avais 14 ans. "

Aujourd'hui, Jacinto possède une centaine de pigeons voyageurs. Il les élève et surtout il les entraîne : "Il faut les habituer, les entraîner à tourner autour de la maison, à entrer quand on siffle. Pour les motiver, on leur montre la femelle en fin de semaine. Quand ils arrivent, il faut que la femelle soit dans le casier pour les attendre. On peut aussi les motiver avec des œufs, avec des petits. Les pigeons voyageurs aiment bien quand on change de méthode", explique le spécialiste.

Jacinto ne se lasse pas d'admirer les oiseaux, de les pousser à aller plus vite : "un peu comme un entraîneur". C’est ça, un colombophile. Comme Jacinto, ils sont une vingtaine dans l’Yonne.

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- Fédération française de colombophilie